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mardi, 29 avril 2008
Extraits de la derniére séance du conseil municipal lillois
Conseil municipal ou madame Aubry se permet de contester à plusieurs reprises les votes de l'opposition qui s'abstient tout naturellement de voter contre ou pour les élus de la majorité dans les instances de la ville.

saluons tout de même dans ce jeu de chaises musicales, l'élection de Sébastien Huyghe au conseil d'administration de l'hôpital d'haubourdin.
Peu importe la musique...Pourvu qu'il y ait des chaises...!
Nouvelle Présidente de LMCU, nouvelle équipe de martine Aubry, nouvel entourage...Tout cela est bien naturel et même nécessaire. Ce qu'en France l'on nomme "jeu de chaises musicales" ou "chasse aux sorcières" (selon les points de vue) n'est en fait que le résultat d'une volonté très compréhensible: être entouré de personnes que l'on connaît, qui ont fait leurs preuves auprès de vous et qui sont habituées à vos modes de fonctionnement. Nous sommes cependant encore loin du "spoils system" américain.
Ce qui est le plus important en réalité, c'est le rapport de force qui va s'installer entre les différents occupants des "chaises" et le subtil équilibre entre les pouvoirs ! L'omniprésence de Pierre De Saintignon, l'œil que garde Jean Marc Germain sur les dossiers Lillois, le besoin d'existence des nouveaux arrivants (élus et techniciens)...Le cas de Walid Hanna résume cette situation en une formule qui ne me surprend pas: "Tout savoir"...! Voilà bien l'exemple d'un adjoint au parcours atypique qui connaît une irrésistible ascension et qui a sans nul doute l'intention d'occuper sa chaise et celles des autres...Dorothée Da Silva en sait désormais quelque chose puisque son ancien collègue l'a "assassinée" en séance publique en deux formules.
Car une fois la musique arrêtée et les chaises occupées, le plus dur est de ne pas se la faire transformer en siège éjectable car souvenez vous toujours que : " La Roche Tarpéienne est proche du Capitole" ... Que le spectacle commence...
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dimanche, 27 avril 2008
« La carte de l'UMP est un bulletin de vote permanent »

Petite explication de texte, « sans tabou », hier, entre Xavier Bertrand, ministre du Travail, propulsé il y a peu n°2 du premier parti de France et le ban et l'arrière-ban de l'UMP du Nord - Pas-de-Calais. Arras marquait pour le Saint-Quentinois la première étape d'un long tour de France, destiné à mettre les choses à plat et à redynamiser les troupes, des cadres à la base.

Ce tour de France, Xavier Bertrand assure qu'il avait de toute façon envie de l'accomplir. c'est donc un nouveau virage que doit amorcer un parti qui a auparavant connu le temps de la conquête, puis celui de la mise en place.
. Mais c'est pour mieux se retrouver ensuite sur une longue route bien droite, avec 2012 en ligne de mire, estime le ministre, à qui Nicolas Sarkozy a confié le soin de piloter cette « indispendable » mue. C'est donc avec l'ambition de gommer les doutes et d'apaiser les tensions que le n°2 de l'UMP s'est mis au travail. « Il s'agit de redynamiser les troupes », insiste celui qui indiquait cette semaine dans les colonnes de quelques quotidiens et hebdos nationaux (pour répondre et couper court aux rumeurs faisant état de son appétit pour Matignon, le cas échéant !) avoir l'intention de « mettre de l'huile dans les rouages », et non « pas de l'huile sur le feu »...
Et de poursuivre sur le thème du « cent fois sur le métier remettre son ouvrage », en avouant, que le locataire de l'Élysée et les dirigeants de l'Union pour un mouvement populaire aient manqué d'explications. Mais « Nous allons corriger la trajectoire ! » Et ce qui est aussi certain, « c'est que la volonté de réformer reste intacte. Ceux qui en ont assez et ne veulent plus du statu quo doivent savoir que c'est à l'UMP que ça se passe ! » « La carte de l'UMP est un bulletin de vote permanent » : cette phrase, Xavier Bertrand l'aura dite et répétée hier pour prouver aux militants, nombreux à assister, à la salle des Tisserands, à la réunion publique qui clôturait cette journée de débat, qu'il y a une infaillible volonté de changer. Probante, ainsi, la promesse faite que ce seront eux, les militants, qui désigneront leur candidat pour les régionales à venir (2010). Et ce au terme de primaires au gré desquelles on s'exprimera plus que par le passé sur un « projet ». Les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais devraient avoir choisi leur futur leader régional pour début 2009.
RETOUR A LILLE DANS LE BUS AVEC UN NOUVEL AIR AU COEUR !
14:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : xavier bertrand, arras, ump nord
une de mes amies parisiennes de l'UMP caroline deprez intérroge nos politiques sur le bilan du chef de l'Etat et les réformes
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Interview de Nicolas Sarkozy : un succés
13:36 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, hervé marie morelle
Modernisation de la 5ème république
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Le Pen : récidive sur le détail des chambres à gaz
13:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen, chambres à gaz, politique, fn
samedi, 26 avril 2008
Les Ch’tis, que la fête commence !
Les Ch’tis n’ont pas fini de faire parler d’eux... le 30 mai aura lieu à Lille une grande fête avec la présence de toute l’équipe du film. Il y a aura sans doute beaucoup de monde à vouloir approcher la bande à Dany Boon. Le film "Bienvenue chez les Ch’tis" culmine en haut du Box office : un succès phénoménal, et cette fête va probablement marquer un nouveau record e fréquentation. Rappelons que le record de fréquentation absolu pour un film français détenu par « La grande vadrouille" de Gérard Oury a été battu le 7 avril dernier "Bienvenue chez les Ch’tis" atteignait alors plus de 17,4 millions d’entrées. Le record absolu toute catégorie confondue est détenu par Titanic (1998) qui avait fait quasiment 21 millions d’entrées. Ce record devrait être fendu par le « brise glace » "Bienvenue chez les Ch’tis" vers le 20 mai si le rythme actuel de l’audience perdure.
Dany Boon accompagné de l’équipe du film devrait apparaître telle une icône au balcon du siège du quotidien régional La Voix du Nord à la Grand’Place de Lille. Pour l’occasion un grand concert gratuit sera organisé.
La région du Pas-de-Calais est fière de ces Ch’tis et veut le faire savoir. Cette grande fête du 30 mai qui aura lieu à Lille avec la présence de toute l’équipe du film est là pour le rappeler.
Et le succès dépasse les frontières françaises : l’acteur Will Smith aurait été séduit lors de la projection du film au festival Colcoa de Los Angeles. « Bienvenue chez les Ch’tis » a dans le cadre de ce festival reçu le Prix du Public. Une adaptation serait même envisagée avec comme acteur principal pressenti pour remplacer Dany Boon, le célèbre Will Smith : « Bienvenue chez les Blacks » ! Un carton assuré !
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les socialistes font du surplace

Un an après la victoire de Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste ne sait toujours pas comment se régénérer. Son dernier succès à l'élection présidentielle remonte à vingt ans, avec la réélection de François Mitterrand en 1988. Et cela fait onze ans qu'il n'a pas remporté les élections législatives. Encore n'avait-il dû son retour à la tête du gouvernement, en 1997, qu'à une faute tactique de Jacques Chirac alors chef de l'Etat : la dissolution de l'Assemblée nationale.
Rien n'indique que ce cycle touche à sa fin. Mince consolation pour "le peuple de gauche", les socialistes ont connu pire. Il s'est écoulé vingt-quatre ans entre le départ de Guy Mollet de l'hôtel de Matignon en 1957 et l'arrivée de François Mitterrand au palais de l'Elysée en 1981.
Qu'en sera-t-il cette fois ? En 1981, les socialistes avaient un leader. Ils le cherchent vainement. Un programme. On l'attend encore. Et ils bénéficiaient de l'usure de la droite, de son rejet par l'opinion : onze ans de gaullisme, cinq de pompidolisme, sept de giscardisme... Rien de comparable aujourd'hui. Après douze ans de faux-fuyants chiraquiens, Nicolas Sarkozy, même si son étoile pâlit, n'en est encore qu'au début de la mise en oeuvre de son programme.
Battus, abattus même, malgré leur victoire aux municipales, les socialistes se sont lancés dans une introspection destinée à remobiliser leurs troupes, dans l'un de ces marathons d'avant congrès, hermétiques au commun des mortels. Ségolène Royal a pris une longueur d'avance sur ses concurrents, le 4 avril, en décidant de consulter, pour son propre compte, les adhérents du PS. Elle leur a posé la question inévitable : "Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo-révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?"
Eternelle question, qui dénote, à force d'être ressassée, l'impuissance du PS à choisir entre son ADN révolutionnaire et ses aspirations réformistes, entre son marxisme latent et son tropisme social-démocrate. Y répondre ne suffira pas cependant à ramener les socialistes au pouvoir. Les plates-formes idéologiques, les vérités programmatiques, les "projets", si utiles qu'ils soient au débat public, sont rarement appliqués.
Expert en vérités successives, François Mitterrand s'était fait élire en 1981 en tournant le dos au projet socialiste de 1980, qui prévoyait de rompre avec le capitalisme. Il n'a pas respecté non plus, en tout cas pas longtemps, sa promesse de relancer la croissance et l'emploi en augmentant le pouvoir d'achat des plus défavorisés. Trois dévaluations du franc plus tard, il optait pour la rigueur économique. Ces zigzags ne l'ont pas empêché d'occuper le pouvoir pendant quatorze ans.
Les socialistes en ont tiré une leçon : la clarification de leurs idées, à laquelle ils procèdent dans leur nouvelle déclaration de principes, est urgente, mais elle n'est pas la solution à tout. Pour revenir au pouvoir ils ont besoin d'un leader, un peu Mitterrand pour l'habileté, un peu Mendès France pour la vertu. Et comme l'oiseau rare est introuvable, ils feignent de croire que cette question est secondaire, chronologiquement au moins. "Il faut arrêter de parler en disant "je" et en exprimant des ambitions personnelles", explique ainsi Martine Aubry, maire de Lille. "Les Français attendent du PS non pas un candidat, mais un projet", ajoute Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire. D'abord le programme, l'indispensable programme, ensuite un nouveau premier secrétaire (pour succéder à François Hollande qui part en novembre). Enfin, la désignation du candidat du PS à l'élection présidentielle.
D'une logique irréprochable, ce calendrier cache mal l'impuissance des socialistes à choisir un chef. Aucun de ceux qui aspirent à devenir le nouveau Mitterrand ne lui arrive au col. Tous ont des qualités à faire valoir mais, depuis la défaite de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002, le choc de leurs ambitions est un jeu à somme nulle. En quête d'une personnalité fédératrice, le PS en est ainsi réduit à regretter l'époque où François Mitterrand se jouait des contraires, manoeuvrant sa droite (les rocardiens) autant que sa gauche (le Ceres de Chevènement), se servant des uns, marginalisant les autres, au gré des rapports de force internes.
GRAVIR DE NOUVEAU LA MONTAGNE

Il dominait. Tout comme Nicolas Sarkozy domine l'UMP depuis qu'il s'est lancé dans la bataille présidentielle. Là est la clé du succès. Sans hégémonie sur son camp, pas de victoire possible. Dédaignée, sinon persécutée par ses rivaux, Ségolène Royal en a fait la cruelle expérience.
A force d'éluder cette question, les têtes d'affiche du PS, tout occupées qu'elles sont à se neutraliser, peinent à se faire entendre. Les uns se taisent, attendant leur heure, pourvu qu'elle vienne. Les autres publient des livres, vite écrits, aussitôt oubliés, tissés de vérités premières : "Une gauche aussi minoritaire qu'elle l'est aujourd'hui ne pourra retrouver le pouvoir que si elle s'élargit." ; "Le socialisme du XXIe siècle doit se fonder sur un approfondissement démocratique." La première citation est de Pierre Moscovici, député du Doubs, l'un des candidats déclarés à la succession de François Hollande (Le Liquidateur, Hachette, 282 p. 18 euros). La seconde de Julien Dray, député de l'Essonne, autre candidat au poste de premier secrétaire (Règlement de comptes, chez le même éditeur en 2007).
Forte des 16,7 millions de suffrages qui se sont portés sur elle au second tour de la présidentielle, Mme Royal est davantage écoutée. Mais elle irrite toujours les chefs de file du PS. Elle jouerait solo. Elle lorgnerait vers le centre. Son ton aussi irrite, de "télévangéliste", disent ses rivaux : "Je vais accomplir ma mission", "Je me sens habitée"... Ô Jaurès ! Ô Mendès ! Ces disputes de bac à sable accentuent le divorce du PS avec l'opinion. Quelque 47 % des électeurs se sont prononcés pour "Ségolène" le 6 mai 2007. Mais beaucoup l'ont fait sans enthousiasme, disent les politologues. Faute de mieux, par fidélité à la gauche. Par antisarkozysme.
Voilà pourquoi les socialistes sont de nouveau contraints de "gravir la montagne", comme dirait Mme Royal. Voilà pourquoi ils donnent l'impression de faire du surplace malgré le calendrier astreignant qu'ils se sont fixé : convention nationale (14 juin), dépôt des motions en vue du congrès (13 septembre), vote des militants sur ces motions (23 octobre), congrès (7-9 novembre), élection d'un nouveau premier secrétaire (13 novembre)

13:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, hervé marie morelle
jeudi, 24 avril 2008
Actualités de l'association renaissance du Lille ancien dont je suis membre depuis deux mois
Objectif de l'association
A l'origine :
Créer un mouvement d'opinion afin d'intéresser les lillois à leur patrimoine et provoquer ainsi : recensement, protection, restauration des richesses architecturales.
Aujourdhui :
La sauvegarde du patrimoine
la sensibilisation du public au patrimoine architectural et urbain lillois
La connaissance et la promotion du patrimoine..
16 rue Basse : une rare façade renaissance
C’est une découverte bien extraordinaire que cette façade. Découverte à laquelle on pouvait s’attendre, puisque l’édifice était repéré au Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur dans la catégorie des bâtiments « à conserver et à restaurer ». Les moulurations en ébrasement des baies,les témoins des anciens meneaux constituaient déjà les signes visibles d’une architecture de qualité. Mais laquelle exactement ? Il fallut attendre le piquetage du léger enduit plâtrant pour découvrir le rythme harmonieux de quatre travées, rehaussées par des sculptures de coquille St Jacques au tympan des baies, le relief, vraisemblablement une tête de lion au-dessus de l’entrée et des médaillons sculptés dans les écoinçons des arcades, hélas aujourd’hui trop martelés pour en reconnaître le motif d’ornement.
Ces sculptures permettent d’avancer quelques hypothèses sur l’origine de ce bâtiment. La première est liée à l’histoire de l’ordre des Dominicains, fondé en 1215 à Toulouse pour prêcher et convertir les hérétiques, et premièrement dénommé en France les dominicains de St Jacques, en référence au couvent parisien fondé en 1218 dépendant d’un couvent établi au nord de Gênes portant précisément le nom de St Jacques. A Paris, la rue dans laquelle ils s’installèrent au XIII° siècle avant de s’établir rue St Honoré, a gardé jusqu’à aujourd’hui le nom de St Jacques. Il y a donc un lien symbolique entre ce décor et la congrégation lilloise, dont le chœur de l’église s’élevait juste à l’arrière de cette maison. Mais l’intérêt essentiel n’est pas dans la qualité intrinsèque du décor ; il est aussi dans la filiation de cette composition de façade avec l’un des motifs emblématiques de travée selon la Renaissance, « inventé » par Brunelleschi à Florence à partir de 1419 pour l’Hôpital des Innocents.
Le rôle des médaillons, au départ vierges de sculptures puis dotés en 1487 de terres cuites vernissées par Andrea Della Robbia, est simple ; outre leur fonction de représentation de l’usage du bâtiment—à Florence des bambins emmaillotés dans leurs langes—ils assurent la continuité du rythme de la façade en liant le mouvement des arcs en plein-cintre avec le cordon-larmier horizontal.
Ce modèle se retrouve au XVI° dans de nombreux édifices en France et aux Pays-Bas. Philibert de l’Orme utilise ce thème pour les loggias du château de Madrid, édifié par François 1er vers 1530 dans la forêt de Boulogne, près de Paris.
Le prince Henri III de Nassau introduit ce thème en 1536 dans l’extension du château de Breda, berceau de la famille d’Orange-Nassau et premier édifice réputé comme exemple du style Renaissance au Pays-Bas.
Mais notre maison de Lille n’a pas toutes ces qualités aristocratiques. C’est tout au plus une maison d’accompagnement (ou une maison de louage ?) de l’ancien couvent des Dominicains. Elle est l’œuvre de maîtres maçons qui reproduisent les modèles au goût du jour, sans trop de rigueur sur la règle, le tracé et les proportions. Ils suivent un modèle qui leur est apporté par le bénéfice de l’imprimerie. Ainsi, les cordons de pierre ne sont pas tous jointifs ; l’un des médaillons flotte dans le parement de brique. Les fenêtres restent d’esprit gothique, à meneaux en pierre creusée, en cavets pour faciliter l’entrée de la lumière. Et c’est bien finalement cette approximation des formes et cette conjugaison des références qui fondent le caractère remarquable de l’architecture civile lilloise.
Enfin, il est assez savoureux de trouver un maillon significatif de cette histoire locale de l’architecture, et de montrer que les références des maîtres d’œuvre du XVII° viennent d’Italie, comme ailleurs en Europe, et de contribuer à tordre le cou à toutes les « légendes espagnoles ». Il ne faut pas confondre pour le XVI°, et la première partie du XVII°, suzeraineté sur un territoire et mouvement des arts et des idées.
Que deviendra cet immeuble emblématique ? Devant l’intérêt de cette découverte, le propriétaire, une griffe reconnue de vêtements pour homme, a accepté de différer l’ouverture, d’entreprendre les relevés nécessaires et d’effectuer des travaux complémentaires permettant une réhabilitation partielle des fenêtres à meneaux et des sculptures. Tout cela se négocie pied à pied, entre intérêt patrimonial et faire-valoir de la façade comme enseigne et vitrine contemporaine. Heureusement que dans ce cas et cette situation, l’intérêt du patrimoine puisse s’accorder à celui du commerçant.
C’est donc un chantier à suivre, et une adresse à ne plus manquer dans une visite de Lille !
Ca bouge pour la gare de marchandises St Sauveur
La Ville de Lille vient de lancer un appel d’offre pour la « mise en valeur temporaire de la gare St Sauveur en espace culturel pour la tenue de Lille 3000 »
C’est une bonne nouvelle pour le bâtiments de la gare, notamment les bâtiments des bureaux «de la petite vitesse », des douanes et les entrepôts datant de la première révolution ferroviaire, construits en briques, fonte et charpentes métalliques. Ce « détournement » des bâtiments ferroviaire est fixé à quatre années. On peut espérer que le devenir du site, à l’issue de cette période de transition, apparaîtra plus favorable à la compréhension, à la promotion et à la protection du patrimoine et que l’on saura alors éviter des projets de promotion immobilière dont l’image la plus rocambolesque restera l’épisode de projet d’installation d’un grand stade, entouré d’îlots denses d’immeubles de rapports, amené sur la scène publique par Marc-Philippe Daubresse, Vice-Président de la Communauté Urbaine, alors en mal de reconnaissance médiatique lors des péripéties de notre feuilleton judiciaire, le jour même où nous obtenions reconnaissance de notre action devant la Cour d’Appel de Douai.
Un motif de mécontentement
Pont Neuf
Ces rambardes sont les seuls souvenirs de l’antique pont Neuf achevé en 1702, détruit en 1964 pour être remplacé par celui que nous connaissons. A l’époque, la qualité de la ferronnerie avait été remarquée et décision avait été prise de conserver ces vénérables vestiges sur le nouveau pont. Il y quelques semaines, sans autre forme de procès, des ouvriers sont venus meuler les barres du bas avant de les souder quelques centimètres plus haut. Une troisième rangée, totalement moderne celle-là, a été ajoutée au ras du sol. Alors que ces éléments avaient été placés à l’origine en fonction de la volute qui anime et soutient le bas de chaque balustre, ils se retrouvent aujourd’hui positionnés de façon incohérente et disgracieuse. Le tout est maintenant recouvert d’une couche uniforme de peinture noire qui masque le forfait, car il s’agit bien de cela. La raison invoquée pour ces travaux iconoclastes est bien évidemment le respect des règles de sécurité, mais on se demande en quoi la rambarde ainsi dénaturée est plus sûre qu’avant. Il nous reste maintenant l’image d’une ferronnerie alourdie, blindée à l’image d’une cellule dupalais de justice, maltraitée sans aucun égard pour son âge vénérable, la qualité de sa réalisation et l’ancien pont Neuf dont elle était le vivant souvenir.
08:57 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : renaissance du lille ancien, lille, patrimoine, hervé marie morelle
Délices et secrets du Nord
Dans sa joyeuse tentative de réhabiliter le Nord, région peu et mal connue, le plus gros succès du box-office français Bienvenue chez les Ch'tis, de Dany Boon, ne pouvait ignorer la cuisine locale.

L'histoire se passe à Bergues, petite ville moyenâgeuse, signalée par l'un des plus élégants beffrois de la région. Un cadre idéal pour y situer les aventures d'un moderne Till Eulenspiegel, à la nuance près que les habitants de Bergues - les Berguois - ne parlent pas le chti, proche du picard, langue romane comme le français, mais le flamand, issu de dialectes néerlandais. Car Bergues est en Flandre. Ne boudons cependant pas notre plaisir car la cuisine flamande a depuis longtemps influencé celle de l'ancien Artois avec la soupe à la bière, le hochepot ou bien la recette d'oie ou de lapin de garenne aux pruneaux.
Bonnes tables de ille
Au vieux de la vieille.Ambiance feutrée et conviviale pour déguster une carbonnade à la bière.
Estaminet chez la vieille. Chaque midi, un menu flamand à partir de 11, 50 €. Décor chaleureux. Réservation recommandée.
Estaminet du rijsel. Rijsel (Lille en flamand) est une table vouée aux produits et au répertoire culinaire régionaux.
L'Authentique. Ambiance gourmande dans les caves voûtées. Cuisine chti.
Le Hochepot. Cuisine régionale très soignée.
Paris Graindorge. Bernard Broux sait doser la bière dans ses plats les plus réussis et les plus délicats, tels que la fricassée de volaille fermière à la mode des brasseurs, la salade de fraises et nectarines granité à la kriek ou les framboises en sabayon glacé à la gueuze framboisée.
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Les frites et la mystérieuse fricadelle (ou fricandelle), sous l'enseigne d'une baraque ambulante appelée "Frituur", échappent d'ailleurs à toute barrière linguistique. "Eune fricadelle, ch'est une saucisse, mais teu chais nin chqu'y a dedin" ("une fricadelle, c'est une saucisse, mais tu ne sais pas ce qu'il y a dedans"), explique Antoine, le facteur, à son patron, directeur de la poste. Au mieux, ce sont des restes de viande de porc, de poulet et - dit-on - de cheval ; au pire, des abats, nobles et moins nobles, panés et frits que l'on consomme avec des frites et de la bière. Laisser planer le doute - comme pour les choesels à Bruxelles - sur l'origine et la nature de ce mets est une facétie locale.
Est-ce là une des raisons de la suspicion de bien des gourmets à l'égard de la cuisine nordiste, comme la fameuse flamique ou flamiche picarde, une tarte aux poireaux, dont Alphonse Karr (1808-1890) disait assez méchamment : "Ce serait très mauvais si l'on pouvait en manger." Or il en est d'excellentes. La Flamiche - restaurant de Marie-Christine Borck-Klopp - est d'ailleurs la première étape gourmande en venant de Paris, située à Roye dans la Somme, où l'on trouve l'anguille de M. Josnin, le turbot côtier, les asperges blanches et l'endive de pleine terre. Une table traditionnelle de qualité, étoilée au Michelin.
La bonne cuisine à la bière, nous la trouvions autrefois à Arras, dans l'admirable espace baroque de La Faisanderie, sur la Grand'Place. Les élevages de volailles et de porcs restent prospères dans la région. Arras, Berck et Cambrai sont réputées pour leurs andouillettes, tandis qu'Aire-sur-la-Lys maintient une ancienne tradition d'andouille composée à 80 % de viande de porc et de chaudins, fortement parfumée à la sauge, assaisonnement très prisé en Artois.
La Fête de l'andouille se déroule le 1er septembre sur la Grand'Place. Arleux, entre Arras et Cambrai, s'apprête à récolter en juillet le "rouge d'Arleux", une variété d'ail qui sera fumée dans des fumoirs en brique. La Fête de l'ail, à Arleux, a lieu dans les premiers jours de septembre. La semaine suivante, les tresses font leur apparition sur les marchés nordistes et parisiens.
Les plats ou les produits évoqués dans le film de Dany Boon n'évitent pas toujours le cliché. Le maroilles, fromage de Thiérache à forte odeur, semble apprécié le matin sur une tartine trempée dans la chicorée ! Pourquoi ne pas essayer avec le vieux puant de Lille, très apprécié des amateurs, ou bien la boulette d'Avesnes ? Le rituel de la bistouille, café arrosé au genièvre, n'est plus qu'un souvenir.
En revanche, la distillerie artisanale Persyn continue de produire, en territoire audomarois (Saint-Omer), le genièvre fin de Houlle, une eau-de-vie obtenue à partir du seigle, de l'orge et des baies de genièvre. La distillation se fait encore suivant la technique ancienne des alambics à feu nu et vieillissement en fûts de chêne.
La cassonade, dans le Nord, n'est pas un sucre roux extrait de la canne à sucre, mais un sucre brun de consistance moelleuse issu d'un sirop de betterave affiné dont le nom véritable est la vergeoise. C'est l'ingrédient indispensable de la pâtisserie flamande, la tarte au sucre, les spéculoos, les crêpes et les gaufres.
Les plats typiques de la cuisine du Nord sont la carbonnade, faite de morceaux de boeuf et d'oignons cuits dans la bière, et le hochepot, sorte de pot-au-feu, auquel on ajoute une poule et du chou, qui n'est guère différent des potées de nombreuses autres régions.
Ces délices se consomment dans quelques bonnes tables lilloises, tandis que les brasseries du littoral assurent, outre les poissons blancs de la mer du Nord, la préparation des moules, amandes, bigorneaux, bulots, coques et couteaux.
L'Huîtrière, à Lille, présente une délicate vinaigrette tiède d'anguille fumée et foie gras chaud, tandis que Le Sébastopol maintient sur sa carte, au printemps, les filets de sole aux jets de houblon et un fameux dessert appelé : "Notre raison d'aimer la chicorée."
La Flamiche. 20, place de l'Hôtel-de-Ville, 80700 Roye. Tél. : 03-22-87-00-56. Menu : 32 € (semaine) ; carte : 80 €.
A L'Huîtrière. 3, rue des Chats-Bossus 59800 Lille. Tél. : 03-20-55-43-41. Fermé dimanche soir. Menu (semaine) : 45 € ; carte : 120 €.
Le Sébastopol. 1, place Sébastopol, 59000 Lille. Tél. : 03-20-57-05-05. Fermé dimanche soir, samedi et lundi midi. Menu : 52 € (boisson comprise) ; carte : 70 €.
Château de Montreuil. Chaussée des Capucins, 62170 Montreuil-sur-Mer. Tél. : 03-21-81-53-04. Fermé lundi, mardi et jeudi midi. Menu : 35 € (déjeuner) ; menu à la carte : 58 € et 80 €.
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