lundi, 21 janvier 2008
un mauvais livre d'un étudiant assoiffé de resaux !
Monsieur Domenjoud, se servir de l'immigration pour faire sa pub est indigne d'un bon citoyen qui se prévaut du bon droit bien pensant de la gauche !
La crise du modèle républicain d’intégration, ce n’est pas un problème qui concerne les immigrés ou les Français issus de l’immigration récente. C’est un problème qui concerne toute la société française, car c’est toute la société qui a du mal à trouver un sens à la vie commune et à se sentir solidaire du destin collectif. Les solutions existent. Elles ont marché dans les autres pays. La France ne souffre pas d’un déficit d’emplois, mais au contraire d’une insuffisance de l’effort collectif de travail. Réformer le service public de l’emploi, permettre à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, récompenser le travail et décourager l’assistance, dynamiser le marché du travail, voilà la feuille de route pour remettre la société en mouvement et relancer l’ascenseur social. Le seul modèle social qui vaille, c’est le modèle qui récompense l’effort, qui donne un emploi à chacun et qui promet un avenir à tous. C’est celui de l’UMP. Dans le cadre de cette politique, nous devons avoir une action spécifique en faveur de l’égalité des chances. J’ai parlé de la discrimination positive ; j’ai parlé du préfet musulman ; j’ai parlé du financement des mosquées. Tous ces tabous, je les ai soulevés, car ma conviction est qu'il faut aussi, sur ces sujets, faire bouger les lignes. Le modèle républicain d’intégration est fondé sur le principe de l'égalité des individus, sans considération de leur origine, de leur religion, ou de leurs convictions. Il n’y a rien à redire à cela. C’est une idée universelle, celle de la philosophie des Lumières. Mais nous devons reconnaître que discourir sur l'égalité formelle ne suffit pas à assurer l'égalité réelle. Quand le taux de chômage des jeunes issus de l'immigration est deux fois supérieur à celui des Français de naissance, quand le major d'un doctorat est le dernier de sa promotion à trouver un emploi, cela veut dire que le modèle républicain d'intégration est autant en panne que le modèle social. Et c'est cette panne qui créé le communautarisme dont nous ne voulons pas. Une action volontariste de tous les acteurs de la société est nécessaire et urgente pour que l'égalité des chances ne soit plus simplement un concept, mais devienne une réalité ; c'est cela la discrimination positive. Les ZEP doivent cesser d'être un marqueur de pauvreté sociale et l'éteignoir de la réussite de ceux qui veulent travailler. Nous devons y mettre les meilleurs professeurs et les payer en conséquence. Nous devons donner de l'autonomie à des équipes pédagogiques renforcées. Nous devons créer des internats de ville et des études encadrées. Nous devons garantir qu’un enfant de ZEP n’est pas condamné à se retrouver dans une formation sans avenir et peut lui aussi rejoindre une filière d'excellence. Je propose que nous nous fixions comme objectif que les 5 à 10% des élèves les plus motivés de chaque établissement scolaire accèdent aux classes préparatoires et aux instituts d'études politiques. L'emploi est le deuxième vecteur déterminant de promotion sociale. Si nous ne voulons pas être contraints de recourir aux quotas, il faut rechercher dès maintenant la diversité dans les entreprises et dans les administrations publiques. Se fixer des objectifs chiffrés n'est pas contraire à nos valeurs. Ce qui est contraire à notre idéal, c'est lorsque l'origine ethnique empêche de reconnaître la valeur professionnelle. L'Union pour un mouvement populaire prendra toute sa part de cet effort pour l'égalité des chances : pour toute élection proportionnelle et uninominale, elle proposera des candidats en situation d’être élus. Malgré ses fragilités, malgré ses doutes, la société française est en mesure d’accepter cet effort parce qu'il se nourrit de la volonté de consolider le modèle républicain d'intégration, et non pas de l'affaiblir ; et parce qu'il s'inscrit dans le cadre d'une remise en marche de l'ascenseur social pour tous. Les Français le seront d'autant plus que cette action sera bénéfique pour toute la société. C'est ma conviction profonde. Donner de l'autonomie aux établissements scolaires, valoriser les enseignants qui s'impliquent, c'est rendre du souffle à la fonction publique. Lutter contre les discriminations à l'embauche, c'est aider les entreprises à élargir leur vivier de recrutement et valoriser des critères vraiment professionnels. Réfléchir à la présence des minorités dans les différents scrutins électoraux, c'est aussi repenser toute la question de la représentativité politique. Une remise en marche de l'ascenseur social ; une immigration choisie ; une intégration réussie…19:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lille 3, sarkozy, immigration, politique






