lundi, 23 novembre 2009

Un an après l'élection d'Aubry, le parti toujours à la lisière des divisions

Le 22 novembre 2008, un vote contesté des militants plaçait Martine Aubry aux commandes d'un Parti socialiste en plein doute et meurtri par les multiples divisions. Un an après, la maire de Lille se vante d'avoir remis le parti au travail.

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Lorsque vous demandez à un socialiste si Martine Aubry est une bonne première secrétaire, il commence par rappeler les conditions de son accession à la tête du PS. Ses partisans soulignent les divisions, le manque de travail ou tout simplement le bilan de François Hollande. Il y a un an, un gouffre séparait la formation en deux parts quasiment égales, entre les aubrystes et les royalistes. Martine Aubry s'est appliquée à réduire le fossé certes, mais a surtout poursuivi son principal objectif : « Remettre le parti au travail ». Cette mission avait pour but de rapprocher le PS de son électorat et de glisser sous le tapis médiatique les divisions de la rue de Solferino.

« On reconnaît la patte d'une patronne de grande collectivité locale », salue Claude Bartolone, qui a beaucoup oeuvré pour son élection. « Elle a cette capacité à rétablir le silence et à intervenir sur tous les sujets. » Elle a tapé du point sur la table lorsque Manuel Valls déclarait le PS en danger de mort. Elle s'est immiscée dans les cortèges des grandes manifestations pour ramener le parti « aux côtés des Français qui souffrent ».

Afin de redonner un projet à son mouvement, la maire de Lille a mis en place un groupe de réflexion avec des intellectuels et a entamé un Tour de France. « Il y a vraiment une patronne à la tête du PS », se félicite Claude Bartolone.

Mais si les déclarations d'intention et les actions internes se multiplient, les effets sur les Français se font attendre. Le « Printemps des libertés », qui devait marquer le retour d'un parti combatif, a fait un flop en mars, dans un Zénith de Paris à moitié vide. Pis, les élections européennes ont provoqué un séisme à gauche. Europe-Écologie talonne le PS et remet en cause son leadership dans l'opposition.

Pierre Moscovici regrette une mise en route laborieuse, saluant seulement la dynamique de ces trois derniers mois. « Il faut accroître sérieusement le rythme », avertit le député. Ce candidat déclaré aux primaires reconnaît toutefois que « se met en place l'écosystème d'un succès ». Car Martine Aubry a aussi inscrit la rénovation à son programme. La première secrétaire a enclenché le système de vote des militants pour désigner le prochain candidat à la présidentielle.

Cependant, la rue de Solferino vit toujours à la lisière des divisions. Certes le courant de Ségolène Royal est affaibli. Mais la défection de plusieurs fidèles, comme Aurélie Filippetti ou Jean-Pierre Mignard, est à mettre sur le compte de la présidente de Poitou-Charentes et non au crédit de la première secrétaire.

L'année écoulée a servi à mettre un peu d'ordre dans la maison. Les socialistes réservent leur jugement pour le 21 mars 2010 au soir. Le bilan de Martine Aubry sera alors dressé à l'aune des résultats aux régionales. •

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vendredi, 20 novembre 2009

A Lille, la polémique enfle autour de lille3000

lille3000, l'association qui signe à Lille les grands événements culturels depuis 2006, avec Bombaysers, puis Europe XXL l'an dernier, est sévèrement critiquée par les élus de l'opposition.

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Christian Decocq, chef de file de l'UMP lilloise dénonce la domination de lille3000 sur le monde des acteurs culturels lillois et caractérise l'association, née de lille2004 pour faire de Lille une capitale européenne de la culture, de "chasse gardée" du maire. "Vous annoncez "pour 2010 l'aventure continue", lui a-t-il soufflé lundi soir en conseil municipal, "mais voilà tout le débat avec les acteurs culturels lillois qui ne sont pas co-producteurs, coassociés à lille3000".

Pire encore pour Martine Aubry et son adjointe à la culture, Catherine Cullen, au sein de sa majorité, il y a aussi les Verts qui se désolidarisent sur ce même sujet. En juin dernier, lors d'un précédent conseil municipal, ils n'avaient pas voté pour que l'association lille3000, toujours présidée par Didier Fusillier, soit nommée à la tête des Halles Saint Sauveur, ce nouveau haut lieu culturel lillois. A la clé, lille3000 s'est vue octroyer une rallonge de 680 000 euros de subvention.

Lundi soir, le groupe s'est également démarqué en votant contre le rachat par la Ville d'une oeuvre de l'artiste indien Suboh Gupta, installée depuis 2006, au sein de l'église Sainte-Marie-Madeleine. Ces fameuses cascades de casseroles, "God Hungry", sont mises à prix : 150 000 euros que la Ville se propose de mettre sur la table en allant chercher pour 100 000 euros de mécénat par la suite. Les Verts ont jugé qu'ils ne "pouvaient pas voter en connaissance de cause" : la délibération du rachat de l'oeuvre ayant été rajoutée en dernière minute lors en Commission culture, qui précède le conseil municipal de Lille.

Lundi les Verts de Lille ont pressé la chef de cabinet du maire, Violette Spillebout, de retirer la délibération de l'ordre du jour. Rien n'y a fait, et si les élus n'étaient pas intervenus en toute fin de conseil pour rappeler leur désaccord, le rachat de l'oeuvre serait passée comme une lettre à la poste. Drôle d'ambiance donc à Lille, qui a même fait aujourd'hui se précipiter une conférence de presse de l'adjointe à la culture, Catherine Cullen. Rendez-vous à 15h15 pour les journalistes, à la Maison Folie de Wazemmes.

Julia Méreau

mardi, 17 novembre 2009

Lille : désaccord entre la municipalité et les commerçants sur la tenue du marché de Noël

vendredi 13.11.2009, 18:39 - La Voix du Nord

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Du 18  novembre au 30 décembre. Six semaines. C'est une longue période, qui fait du marché de Noël de Lille l'un des plus longs, et aussi le premier à ouvrir en France chaque année.

" Ça nous assurait le 13  h de TF1, ça contribuait à notre prestige ", plaisante à moitié Claude Sohet, président de la Fédération lilloise du commerce, de l'artisanat et des services.

S'il parle au passé, c'est parce qu'une réunion avec les élus lillois, début 2010, devrait enterrer cette époque où les chalets s'installaient début novembre et quittaient la place Rihour mi-janvier. " Il faut rendre son caractère de saisonnalité au marché de Noël, justifie Jacques Richir, adjoint chargé de l'occupation temporaire du domaine public. Soulignons que les pavillons en bois occupent l'espace 2 mois et demi par an. On a fait la commémoration du 11 Novembre à côté des chalets. "

La 20e édition, cette année, n'est pas concernée par les doléances de la mairie. Mais la 21e devrait connaître des changements : plus de turnover dans les chalets, déplacement d'une partie du marché dans d'autres quartiers

Les commerçants n'approuvent pas tout ces changement, mais les élus concernés ont fait savoir qu'il n'était pas question de changer d'avis. " La majorité municipale a le droit de faire savoir son point de vue sur la ville. Et il ne faut pas figer les choses, estime Jacques Richir. Les commerçants qui se développent le mieux sont ceux qui savent innover. "

En attendant, cette année, le marché durera bien six  semaines. Dès mercredi prochain, les 82 chalets feront souffler le vent de Noël sur la place Rihour, tout près de la grande roue.

http://www.noel-a-lille.com/index_francais.html

Le conseil municipal de Lille du 16 Novembre 2009 en résumé

Du beurre dans les épinards de la cantine. Le premier adjoint au maire de Lille, Pierre de Saintignon (PS), a confié hier qu'il comptait bien fermer le dossier de la grève dans la restauration scolaire... en s'aidant des bénéfices du casino. La redevance versée à la ville par l'établissement de jeux (15 % sur les recettes) s'élèvera en effet à 10 millions d'euros en 2010, contre 7 millions en 2009. Voilà qui ravit l'élu, lequel veut donner la priorité au « dialogue » pour répondre aux « préoccupations légitimes » du personnel gréviste.

Les salariés, mobilisés depuis dix jours par la CGT, dénoncent le manque de moyens alloués par la mairie à la mise en oeuvre de son projet périscolaire. Pierre de Saintignon entend y répondre « concrètement », après avoir souligné que le budget « éducation-jeunesse » augmenterait de 2 % en 2010. Les propositions devraient être formulées au plus tard d'ici à la semaine prochaine. Un seul restaurant, à Lille-Fives, n'a pas pu livrer ses repas, hier.

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De quoi faire sortir de ses gonds Christian Decocq : « Quand vous nous parlez de la faillite de la politique de relance, là, franchement vous êtes insupportables ! ». Et le chef de file de l'opposition de lister les apports de l'État pour différents projets.
Rien que pour le Stade, « 45 M E que vous auriez personnellement obtenu du Président de la République, Madame le Maire ». « C'est pas beau de cracher dans la soupe ! », a fermement souri l'élu avant de préciser, lettre de Ministres à l'appui, que le gouvernement a prévu de verser le produit de la taxe professionnelle perçue en 2009 pour l'année 2010, et ce en attendant que les réformes engagées ne prennent leur effet en 2011. Circulez, il n'y a rien à voir, a conclu C. Decocq avant d'insinuer : « dans votre posture critique du gouvernement, il serait logique que vous puissiez faire des projections de modification de vos projets ». Dans ce cas lesquels, a-t-il interrogé : « nous voulons savoir sur le Plan Bleu se fera, si la Citadelle sera réaménagée avant 2014, si vous trouverez les 12 millions nécessaires à la piscine de Lille Sud ».

Si la délinquance a baissé globalement de 2,5% à Lille, la situation se dégrade dans certains quartiers. A Lille-Sud, un groupement local de traitement de la délinquance a été mis en place. L'opposition a réclamé ce lundi la vidéoprotection.

Le chef de file de l'opposition, Christian Decocq, a relancé l'idée de la vidéoprotection à Lille-Sud. Il réclame également la mise en place d'un observatoire de la délinquance et un conseil des droits et devoirs des parents (prévu dans le cadre de la loi de 2007).

« Rien ne justifie de se priver de réclamer l'aide de l'Etat pour installer des caméras de vidéosurveillance », a-t-il dénoncé à Martine Aubry, en évoquant un "entêtement idéologique". Mobilisée sur le sujet de Lille-Sud, Martine Aubry en appelle quant à elle à une augmentation des policiers nationaux.

Monopole culturel de Lille 3000 ? L'opposition se cale dans la roue des Verts pour demander un bilan chiffré de Lille 3000. « Cette opération monopolise tous les budgets et remplace la politique culturelle de la ville », tonne Christian Decocq. Faux, répond la mairie : « Lille 3000 représente seulement 1,5 million des 30 millions annuels alloués à la culture. » Mais c'est visiblement compter sans les dépenses annexes. Une nouvelle preuve lors des délibérations de ce soir. Depuis trois ans, Lille 3000 traîne des casseroles : celles qui composent l'oeuvre de l'Indien Subdoh Gupta dans l'église Sainte-Marie-Madeleine. Comme le raconte Nord-Eclair, La ville s'apprêterait à acheter cette cascade monumentale de casseroles 150 000 euros.
Christian Decocq a repri sa place cet été à la tête de l'opposition municipal. Sa priorité reste notamment l'économie, car "avant de répartir les richesses, il faut les créer". Sans oublier l'éducation, la croissance verte, contre les atteintes à la laïcité ou encore une "véritable démocratie locale".

http://www.metrofrance.com/info-locale/la-securite-en-debat-a-lille/pikp!4mzT3R@aAweOSegD@j36jg/index.xml

lundi, 16 novembre 2009

Ecoutez ce que Martine Aubry pense de la démocratie participative


podcastExtrait du JT de FRANCE 2 avec F Hollande !

dimanche, 11 octobre 2009

. Les commerçants de la rue Jules-Guesde, n'en peuvent plus !

à Wazemmes, se plaignent d'une insécurité récurrente depuis un an. « Ça se dégrade à vitesse grand V, confie l'un d'entre eux. Ce n'est pas un discours sécuritaire, il y a réellement eu un changement. » Trafics de drogue et menaces : les commerçants craignent que « la réputation de Wazemmes ne soit faite » et affirment subir une perte de 40 % le dimanche, le jour du marché.

Lors d'une réunion prévue à la mairie, la deuxième, pour faire le bilan, Roger Vicot (PS), l'adjoint chargé de la sécurité, « s'était engagé à la présence quasi permanente de la police municipale ».

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Mais ce sera sans les commerçants et sans le conseiller de quartier d'opposition: Gérard Oriol et Hervé Marie Morelle ont sécher la réunion. Parce qu'elle ne se déroulera pas salle Philippe-Noiret, mais beaucoup plus loin, à l'hôtel de ville. « On a un boulot, explique Gérard Oriol. On doit être respectés : je n'ai été averti que lundi et le soir, je ne peux pas laisser ma femme seule. »

Une délocalisation jugée nécessaire pour conserver aux discussions leur sérénité : il y a quelques jours, des courriers de la mairie avaient été affichés dans la rue, laissant croire à une réunion publique...

Sauf que non. C'est à huis clos qu'a été débattu le cas de la rue Jules-Guesde. Représentants de quartier, commerçants, conseillers municipaux, police municipale et police nationale ont établi un point d'étape de l'opération « restore peace » lancée sur cette artère en juin dernier.
J'ai par mon absence protesté contre une comédie de réunion à huis clos qui ne fait que jeter un ecran de fumée sur le sujet pour faire croire à l'action de la ville.
Une opération bien peu efficace vue le nombre de personnes menacées, de cachettes de stupéfiants en pleine rue, et un sentiment d'insécurité grandissant !
Je sait que le Gouvernement et le Chef de l’Etat sont engagés, avec la plus grande des déterminations, dans la lutte contre la délinquance car pour nous la sécurité est la première des libertés.
MAIS QUE FAIT MARTINE AUBRY ?

Le come-back de Christian Decocq

 

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Deux ans après avoir jeté l'éponge dans la course à la mairie, Christian Decocq reprend les rênes de l'opposition lilloise, en remplacement de Sébastien Huyghe, démissionnaire. L'ancien député UMP, promet d'être « plus proche des dossiers purement lillois » que lorsqu'il fréquentait l'Assemblée nationale. Il détaillait hier ses objectifs.

 

  • Économie « libérale-sociale » « Poincaré [président du Conseil sous la IIIe République] disait qu'il fallait créer les richesses pour pouvoir les répartir. A Lille, nous sommes toujours dans le saupoudrage, voire dans le clientélisme avec les associations. Il faudrait créer une agence de développement en partenariat avec les décideurs. »

 

  • Les Lillois « au plus près » « Nous sommes le dernier recours des Lillois. Par exemple, lorsque les commerçants demandent une concertation sur la piétonnisation de la Grand-Place. Ou lorsque les habitants de Vauban subissent les groupes d'étudiants de la Catho, ces futurs cadres qui ont, le vendredi et le samedi soir, une attitude indigne de leur université, et même de leurs familles. »

 

  • Démocratie locale « à rénover » « Il est malsain que ce soit le maire qui préside le conseil communal de concertation, qui devrait être indépendant [...] Nous travaillerons les dossiers à fond pour que nos interventions aient du poids dans le débat. Je demanderai, par exemple, combien de Lillois sont vraiment embauchés par monsieur Décathlon [sur le projet de B'Twin Village]. Mais je resterai courtois, car la dimension de Martine Aubry ne laisse pas de place à la médiocrité. » W
Olivier Aballain

dimanche, 27 septembre 2009

Insécurité dans le vieux Lille !

Des incidents ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier du Vieux-Lille, après l'annonce samedi de la mort d'un homme de 31 ans qui avait fait un malaise cardiaque dans un fourgon juste après son interpellation jeudi. Les proches croient à une bavure policière. Une marche silencieuse aura lieu mardi.

Jeudi matin à 7 h, la police avait été appelée par le veilleur de nuit d'un hôtel du centre-ville de Lille à cause d'un client en état de crise et alcoolisé. Les policiers ont décidé de transporter l'homme à l'hôpital, et c'est pendant le trajet qu'il a fait un arrêt cardiaque.

« Les policiers étaient tout près de l'hôpital, et le blessé a pu être très rapidement pris en charge par les urgences, qui ont réussi à le réanimer. Il a été placé en coma provoqué pour que des soins puissent lui être prodigués », a expliqué le commissaire Sébastien Benoît, chef-adjoint de la sûreté urbaine de Lille.

Cette version est contestée par les proches du jeune homme qui évoquent une bavure policière. L'annonce de son décès samedi a provoqué un choc dans le quartier. Une dizaine de voitures et des poubelles ont été brûlées. La soirée, jusque 2 heures du matin environ, a été marquée par des tensions qui ont mobilisé un important dispositif policier.

Les pompiers, dépêchés sur les lieux, et les forces de l'ordre ont été pris à partie par une quarantaine de personnes. Vers 3 heures du matin dimanche, deux jeunes ont été interpellés et mis en garde à vue pour « violences et jets de projectiles ». Une enquête a été ouverte et une autopsie devrait avoir lieu en début de semaine. Ce dimanche matin, le quartier était encore marqué par les événements de la nuit.

Les famille et les proches d'Hakim Djelassi organiseront une marche silencieuse en son souvenir mardi matin à Lille. « Que s'est-il passé dans le fourgon ? », interroge Habib, un jeune frère d'Hakim Djelassi. « Il était vivant, debout, en sortant de l'hôtel. Que s'est-il passé entre l'hôtel et l'hôpital ». Mohamed, un autre frère, évoque « les contusions » et « les marques de coups » qu'il a vues sur le corps de son grand frère. « C'était un homme bien. Il était apprécié de tous », affirme sa belle-soeur Caroline.

Des riverains et des policiers craignent que d'autres incidents éclatent ce dimanche soir.

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vendredi, 18 septembre 2009

Comment faire confiance à Aubry et ses sbires après avoir vu cette vidéo !?


mercredi, 16 septembre 2009

Marc-Philippe Daubresse : « Je suis inquiet quand je vois Martine Aubry devenir une monarque absolue

«Si on ne peut pas débattre à l'intérieur de LMCU, nous le ferons à l'extérieur.»

Les opposants d'Aubry à LMCU ont choisi  la formule offensive pour leur rentrée. Thème privilégié : le non-partage des pouvoirs.

Les arguments sont affûtés :  Le député-maire de Lambersart lâche : «  Je ne me fâche pas, j'explique... » Il est un sujet sur lequel Marc-Philippe Daubresse (UMP) se fait porte parole : celui de la communauté urbaine, ou plus précisément de sa présidente socialiste. "Mme Aubry est en train d'installer un pouvoir monarchique absolu dans une métropole qui va devenir très puissante."

 La critique n'est pas nouvelle dans la bouche du leader de l'opposition métropolitaine. Sauf que se profilent, avant la fin de l'année, les débats sur la réforme des collectivités locales. « Après le passage de la loi, les sept grandes métropoles de France (dont celle de Lille) seront les institutions territoriales qui auront le plus de pouvoirs et le plus gros budget par habitant. »

Une association

« Dans quelle autre communauté urbaine y a-t-il une majorité et une opposition ?, tempête Christian Decocq le président du groupe d'opposition municipale de lille. Il n'y en a qu'une en France : c'est Lille !

 » Où est donc passé le consensus à la Mauroy, se demandent les maires de Mouvaux, de Wasquehal, de Croix, de Bondues, réunis hier chez Bernard Gérard, à l'hôtel de ville de Marcq ? Les opposants de Martine Aubry se promettent donc d'agir. « Nous représentons un quart de la population métropolitaine et un tiers de sa richesse. Puisque nous sommes bâillonnés à l'intérieur de la communauté urbaine, nous allons créer une association de toutes nos communes, pour mutualiser nos expériences et nos moyens. Pouvoir parler d'une seule voix à l'extérieur. Nous nous donnons six mois pour le faire . » Autre point d'action : faire amender la prochaine loi, pour qu'y soit inscrite l'obligation de gouvernance « par consensus ». Le secrétaire général adjoint de l'UMP compte bien sûr sur son influence pour arriver à ses fins, notamment auprès de Dominique Perben, chargé du dossier par le parti présidentiel. L'ancien ministre sera à Marcq vendredi prochain pour un banquet républicain sur le sujet. « Je suis pour la mégapole, mais pas dirigée par une mégalo ! »

21:52 Publié dans Lille, Nord-Pas de Calais, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lmcu, daubresse, aubry | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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