mercredi, 18 novembre 2009

Régionales 2010 : Valérie Létard conduira la liste de la majorité présidentielle

 

La secrétaire d'Etat à l'écologie et présidente de Valenciennes Métropole conduira la liste UMP - Nouveau Centre aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010.
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L'annonce, faite par l'intéressée sur le plateau de France 3 Nord - Pas-de-Calais vendredi 13 novembre, n'a certes été une surprise pour personne mais il n'empêche, Valérie Létard réalise là un très beau coup.

La vice présidente du Nouveau centre a doublé sur leur gauche les deux candidats UMP qui lui disputaient le leadership de la liste : le conseiller régional sortant Max-André Pick et, surtout, le député-maire de Phalempin Thierry Lazaro. Celui-ci est finalement rentré dans le rang à la demande des instances nationales de son parti pour figurer en deuxième position, "après avoir obtenu des garanties de la part de Valérie Létard mais surtout de la part de ma famille politique et de Xavier Bertrand". Thierry Lazaro souhaite notamment "l'arrivée de jeunes talents qui pourront préparer l'offensive et la conquête lors de prochaines échéances électorales territoriales et municipales". "Je veux un groupe UMP qui demain à la Région ne soit pas atone mais déterminé et dynamique", a-t-il expliqué au micro de nos confrères de France 3.

La liste finalisée sera dévoilée en janvier

Un très joli coup aussi pour la présidente de Valenciennes Métropole car sur les 22 listes estampillées majorité présidentielle, seules deux ont, pour l'heure, été confiées à des têtes de liste Nouveau Centre : le Nord-Pas-de-Calais avec Valérie Létard donc, et la Bourgogne avec François Sauvadet, député et président du Conseil général de Côte d'Or. Hervé Morin, le patron du Nouveau Centre en réclame une troisième, au moins, mais rien n'indique qu'il sera entendu.

Valérie Létard va maintenant devoir s'entendre avec Thierry Lazaro, son adversaire d'hier, en vue de composer une liste d'union rajeunie, qui devra être validée au mois de janvier par la commission nationale d'investiture de l'UMP.

"Un choix pertinent au regard de la sensibilité de la population"

Du côté des militants UMP, qui avaient désigné Thierry Lazaro comme chef de file en début d'année, on fait contre mauvaise fortune bon coeur et on la joue collectif. "C'est un choix pertinent au regard de la sensibilité de la population dans le Nord-Pas-de-Calais", admettait, grimaçant, un militant lors de la convention régionale de l'UMP Nord-Pas-de-Calais à Arras, le week-end dernier. Une analyse qui rejoint les propos tenus par la désormais tête de liste dans nos colonnes fin octobre : "La réalité socio économique du territoire me paraît être plus propice à un candidat situé dans l'ouverture". C'était de toute façon le choix de Nicolas Sarkozy et il n'y avait de toute évidence pas matière à discuter.

Valérie Létard quittera le gouvernement si elle est élue présidente de Région. Elle s'est par ailleurs engagée à siéger à l'assemblée régionale même si elle n'est pas élue présidente : "Je prendrai toutes les mesures nécessaires, a-t-elle annoncé sur France 3, et j'espère que mes adversaires têtes de liste d'autres formations feront de même". Elle ne s'est en revanche pas prononcé sur son départ ou non du gouvernement dans ce dernier cas de figure : "Je verrai le moment venu". En attendant, la candidate continue de marteler que "23 ans avec la gauche en place, ça suffit. L'alternance est essentielle à la bonne santé de notre démocratie".

Pierre Chemel

 

vendredi, 13 novembre 2009

La liberté d'expression : un principe fondamental mais la mesure et le respect aussi !

L'écrivain Marie NDiaye a déclaré quelques semaines avant de recevoir le prix Goncourt :

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"Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux".

Dans la démocratie exemplaire de Nicolas Sarkozy, les écrits sont libres !

Mais, à la censure que j'exècre, je préfère la mesure. Je rappelle à Mme NDiaye que tout ce qui est excessif est insignifiant. Et ce qu'elle a écrit ne correspond pas à la France de Nicolas Sarkozy. C'est à cent lieues de la réalité !

l'écrivain a entamé sa propre crédibilité et Eric RAOULT a été choqué et il l'a manifesté à sa manière. En démocratie, il y a la liberté d'écriture mais aussi la liberté d'expression parlementaire !

mercredi, 11 novembre 2009

Du 9 au 11 novembre, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en quête de mémoire

C'est une page qui se tourne aujourd'hui au pied de l'Arc de triomphe. Pour la première fois, les cérémonies du 11 novembre seront commémorées conjointement au plus haut sommet de l'État par la France et l'Allemagne. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ranimeront la flamme du soldat inconnu de la Grande Guerre. Ainsi ils célébreront moins la victoire française et la défaite allemande de 1918 actées par l'armistice, qu'ils ne symboliseront de manière spectaculaire la réconciliation entre les deux pays. « Pour autant, la commémoration du 11 novembre reste franco-française. Il y aura au même moment, dans les 36 000 communes de France, une manifestation devant nos monuments aux morts. Le président de la République déposera aussi une gerbe devant la statue de Clemenceau, mais sans Madame Merkel », tient à préciser Hubert Falco, secrétaire d'État aux Anciens combattants. Car l'initiative du tandem Sarkozy-Merkel pourrait faire grincer quelques dents en France…

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Jusqu'à présent, aucun chancelier allemand n'avait participé à la commémoration du 11 novembre. Certes, on garde encore en mémoire l'image de Mitterrand et de Kohl la main dans la main à l'ossuaire de Douaumont en septembre1984, qui se voulait un signe fort de rapprochement entre les deux nations. Mais il s'agissait alors de rendre hommage aux morts de la bataille de Verdun. Le geste symbolique inédit voulu par Sarkozy et Merkel constitue aussi un geste d'audace, notamment de la part de la chancelière allemande qui s'associe à une manifestation commémorant la capitulation de son pays. Cette initiative inattendue a été sans doute facilitée par l'âge des deux dirigeants issus d'une génération qui n'a pas connu la deuxième guerre mondiale. Sur leurs épaules pèse moins l'héritage des conflits armés entre les deux pays, même si réconciliation ne signifie pas oubli. Il est temps désormais d'œuvrer sans plus aucune réticence à un rapprochement entre les deux principaux pays européens. Tel est le message que lanceront aujourd'hui Sarkozy et Merkel à Paris. Deux jours après la célébration du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, cette commémoration de l'armistice de la guerre de 1914-1918 prend place dans une plus vaste « séquence » politico-diplomatique visant à renforcer le couple franco-allemand.

Alors que la relation entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a connu des débuts difficiles, elle paraît se réchauffer depuis quelques mois. L'un et l'autre multiplient les initiatives communes, notamment sur la régulation financière et la lutte contre le réchauffement climatique. La chancelière a inauguré son nouveau mandat la semaine dernière à Paris, rendant ainsi la politesse au président Français qui s'était précipité à Berlin juste après son élection en 2007. Enfin, l'Allemagne et la France préparent des initiatives destinées à renforcer leur coopération, à travers la nomination d'un ministre franco-allemand, peut-être à partir de 2010. En ranimant la flamme de l'Arc de triomphe, Sarkozy et Merkel voudraient-ils ranimer aussi celle du moteur franco-allemand de l'Union européenne ?

lundi, 09 novembre 2009

Berlin célèbre les 20 ans de la chute du Mur

Les festivités ont débuté en Allemagne lundi. De nombreux dirigeants étrangers doivent participer aux cérémonies.

9 novembre 1989 - 9 novembre 2009 : C'est sous une pluie fine que l'Allemagne a commencé à célébrer lundi le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Un événement historique, symbole à la fois de la fin de la guerre froide et de l'effondrement à venir du communisme. Le "jour le plus heureux de l'histoire récente de l'Allemagne", pour la chancelière allemande Angela Merkel qui prononcera un discours en fin de journée.

La chancelière, qui a elle-même grandi en RDA, a ouvert les célébrations lundi matin en participant à un service religieux dans l'église de Gethsemani à Berlin-est, un des hauts lieux de la contestation. Elle a reconnu à cette occasion que "l'unité allemande" n'était "pas encore complètement achevée", en particulier au niveau économique.

En fin de journée, de nombreux dirigeants étrangers, passés et présents, se retrouveront à la Porte de Brandebourg, symbole de Berlin par où passait le "mur de la Honte". L'artisan de la perestroïka, la politique de restructuration, Mikhaïl Gorbatchev, ou encore Lech Walesa, qui mena les premiers grands mouvements de contestation anticommuniste, en Pologne à la tête du syndicat Solidarité au début des années 1980, doivent être présents. C'est avec ces deux hommes qu'Angela Merkel va symboliquement repasser à pied le poste-frontière.

Angela Merkel est passée de l'Est à l'Ouest presque malgré elle, emportée par une marée humaine. Le récit d'Emmanuel Renard, envoyé spécial d'Europe 1 à Berlin :



Le président français Nicolas Sarkozy, le premier ministre britannique Gordon Brown, le président russe Dmitri Medvedev assisteront également aux festivités à Berlin. Les Etats-Unis seront représentés par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

On attend également des dizaines de milliers d’anonymes dans les rues de Berlin. Des concerts, des spectacles et une grande fête à la porte de Brandebourg sont programmés. Un grand mur de mille dominos géants en polystyrène installé cette semaine sur 1,5 kilomètre de l'ancien tracé sera abattu pour l'occasion.

mardi, 27 octobre 2009

L'Executif renoue avec les valeurs fondamentales de la droite

Renouer d'urgence avec les fondamentaux électoraux. Englué depuis la rentrée dans une série de polémiques qui ont brouillé les valeurs traditionnelles de la droite - affaires Mitterrand, Clearstream et Jean Sarkozy - , Nicolas Sarkozy veut donner des gages à son électorat et ne point laisser le Front national s'engouffrer dans les brèches.

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Immigration, sécurité, ruralité, voilà désormais les priorités du gouvernement. Vendredi 23 octobre 2009, alors que la presse internationale s'était donné rendez-vous pour assister à l'entrée de Jean Sarkozy comme administrateur de l'EPAD, le chef de l'Etat, le premier ministre et le ministre de l'immigration se sont succédé pour annoncer des initiatives en matière de lutte contre l'immigration clandestine et contre l'insécurité. L'Elysée a rendu publique une lettre commune de Nicolas Sarkozy et du président du conseil italien Silvio Berlusconi, demandant que le prochain Conseil européen, en matière de lutte contre l'immigration clandestine en Méditerranée, ne se contente pas "d'un état des lieux", mais décide "immédiatement d'axes de travail".

Dans la matinée, le premier ministre, en déplacement dans le Val-d'Oise, avait justifié l'expulsion de trois Afghans, le 20 octobre. "L'Etat n'a pas à s'excuser, l'Etat n'a pas à se culpabiliser parce qu'il fait respecter la loi, y compris les arrêtés de reconduite à la frontière. Nous ne changerons pas de cap car il n'y a pas d'intégration réussie sans immigration choisie " a-t-il tempêté, avant d'embrayer sur la sécurité, "un combat politique, sécuritaire, judiciaire et moral". "Il ne faut pas céder un pouce de terrain", a-t-il affirmé malgré la hausse de la délinquance.

L'opération de reconquête repose en partie sur Eric Besson, l'ancien socialiste devenu ministre de l'immigration. Le transfuge, entré à la direction de l'UMP cache à peine ses objectifs. "On ne peut quand même pas me reprocher d'empêcher la montée du Front national. Les expulsions, cela ne me fait pas plaisir mais j'assume. La France ne peut pas avoir une politique d'asile sans reconduite à la frontière pour les immigrés illégaux."

Eric Besson s'apprête également à dévoiler une série de mesures relatives à l'identité nationale. "Le rôle d'Eric Besson c'est de maintenir l'électorat de droite dans le giron de la majorité, analyse sans encombre, un de ses collègues du gouvernement. Le fait que cette politique soit assumée par un ancien socialiste, c'est bien évidemment la cerise sur le gâteau." Mardi, le chef de l'Etat devrait annoncer un grand plan en faveur des agriculteurs et de la ruralité. "Un agriculteur aujourd'hui a le sentiment qu'on ne s'occupe pas de lui, et à travers lui c'est toute la ruralité qui ressent cet abandon. Il faut corriger le tir", explique un ministre.

L'exécutif se défend d'une stratégie électoraliste. "Ce sont des engagements de campagne sur lesquels il y a une présence permanente, assure Franck Louvrier, le responsable de la communication à l'Elysée. Elle est structurelle et pas conjoncturelle. Mais il y a une volonté du gouvernement d'appuyer l'action sur des sujets sur lesquels on sent qu'il peut y avoir une sorte de relâchement. Il faut que la bride soit tirée."

 

mardi, 29 septembre 2009

Avec le RSA jeunes, M. Sarkozy brise un tabou à droite

"Notre société s'est figée au détriment de la jeunesse", a déploré ce matin le président de la République dans le Vaucluse.
Ce déplacement a été l'occasion d'annoncer une série de mesures forte de justice et de soutien à l'égard des jeunes avec une priorité absolue donnée à l'accompagnement et à la responsabilisation sur l'assistanat pour un montant potentiel de 650 millions d'euros.

Voici la synthèse des mesures qui vont être mise en oeuvre par le gouvernement : 

1. Réussir enfin l’orientation au sein du système de formation.
- Un véritable service public de l’orientation sera mis en place. Il sera doté d’un portail internet et d’une plateforme téléphonique commune pour la rentrée 2010.
- L’orientation sera placée au coeur de l’éducation nationale. 
- Un livret de compétences élargi au-delà de l’éducation nationale valorisera les compétences et potentialités des jeunes au-delà des résultats académiques 

2. Combattre résolument le décrochage scolaire des 16-18 ans.
- Un droit à préparer sa vie active sera instauré entre 16 et 18 ans, 
- Un suivi systématique des décrocheurs sera organisé. 
- Les missions locales seront le pivot de l’accompagnement des jeunes. 

3. Poursuivre les efforts pour l’accès des jeunes à l’emploi.
- La formation en alternance sera renforcée. 
- Les pré-recrutements seront autorisés. 
- Le contrat d’insertion dans la vie sociale sera renforcé, pour mieux accompagner les jeunes
les plus en difficulté. 
- Les stages hors cursus seront interdits. 

4. Aider les jeunes à s’assumer financièrement.
- Extension du RSA aux jeunes qui travaillent dans les mêmes conditions que pour les plus de 25 ans. 
- Expérimentation de nouvelles formes d’aides pour les jeunes par classe d’âge. 
- Allongement le calendrier universitaire dans les filières qui le nécessitent. 
- Amélioration de la couverture santé des jeunes. 

5. Faire émerger une génération engagée.
- Insuffler une nouvelle ambition au service civique. 
- Lever tous les obstacles à l’engagement des jeunes. 

Vous pouvez aussi revivre en intégralité le discours "AGIR POUR LA JEUNESSE" du Président de la République :

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mardi, 25 août 2009

Sarkozy donne le «la» de la rentrée

S.L. (lefigaro.fr)

Le premier Conseil des ministres de la rentrée a été l'occasion pour le chef de l'Etat de rappeler sa fermeté sur le sujet des primes dans le secteur bancaire. Le gouvernement a également adopté la réforme du découpage électoral.

Cette fois, c'est bel et bien la rentrée pour le gouvernement, qui s'est retrouvé mardi à l'Elysée pour un premier Conseil des ministres, présidé par un Nicolas Sarkozy dont la rentrée était très chargée : le chef de l'Etat, à peine le Conseil terminé, a participé aux commémorations du 65e anniversaire de la Libération de Paris. Tour d'horizon des principaux points abordés.

- Fermeté et détermination sur les bonus bancaires : La détermination de Nicolas Sarkozy est «totale» sur le dossier des bonus accordés par les banques à leurs traders, a assuré le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, à la sortie de la réunion. Le chef de l'Etat compte porter la question au niveau du G20 lors de la prochaine réunion de cette instance, à Pittsburgh fin septembre. D'ici là, Paris tente d'harmoniser sa position sur celles de Londres et de Berlin.

- Le redécoupage électoral validé. Le gouvernement a également donné son feu vert aux deux projets de loi qui définissent le redécoupage électoral pour les prochaines législatives. Cette modification de la carte électorale, rendue obligatoire par le Conseil constitutionnel, qui menaçait de ne pas valider les prochaines élections législatives, a donné lieu à une série de passes d'armes entre majorité et opposition, la seconde accusant la première de «tripatouiller» la carte électorale dans le sens de ses intérêts. Les deux projets de loi suppriment 33 circonscriptions et en recréent 33 nouvelles, dont 11 destinées à mieux représenter les Français de l'étranger.

- Le Conseil économique et social réformé. François Fillon a présenté un projet de réforme du Conseil économique et social. Cette instance essentiellement consultative où sont représentés partenaires sociaux et associations a été grandement modifiée. Devenue désormais «Conseil économique, social et environnemental», elle intégrera plus de jeunes, d'étudiants et de femmes. Il pourra également être saisi par voie de pétition, signée par 500.000 Français ou étrangers résidant régulièrement en France. Les conseillers seront par ailleurs limités à deux mandats.

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lundi, 24 août 2009

depuis deux ans Nicolas Sarkozy tient ses promesses pendant que la gauche du modem au npa se divise !

 

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à Gauche toute pour le MODEM !

Au lendemain du rassemblement PS-PCF-PRG-Verts-MoDem organisé par Vincent Peillon à Marseille, un sondage publié dans Libération révèle que les Français préfèreraient des alliances du PS avec Europe Ecologie plutôt qu'avec le MoDem.

Europe Ecologie : oui, le MoDem : non. Selon un sondage Viavoice pour Libération, deux tiers des Français sont favorables à une alliance du PS avec Europe Ecologie tandis qu'une éventuelle alliance avec le MoDem est majoritairement rejetée.

Selon ce même sondage à paraître lundi, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë reste la personnalité de gauche la plus populaire (63%, +6), devant l'ancien ministre socialiste et actuel directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn (57%, +4) et le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste Olivier Besancenot (49%, +5). Un récent sondage Ifop donnait DSK comme le candidat socialiste préféré des Français pour la prochaine présidentielle.

Le ni-droite, ni-gauche du MoDem, c'est fini !  vous désorientez une partie de votre électorat notamment celle issue de la vieille UDF… Avec cette barre à gauche, le MoDem risque de perdre sa spécificité centriste en devenant, entre les Verts et le PRG, un simple supplétif du PS

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Une grande alliance de la gauche, qui irait des communistes aux démocrates en passant par les socialistes et écologistes, n'emballe pas les Français. Selon un sondage Viavoice paru lundi dans Libération*, seuls 42% des personnes interrogées se disent favorables à une alliance PS-MoDem, alors que le taux passe à 52% pour un rapprochement du PS avec la gauche antilibérale et surtout à 64% pour une union avec Europe Ecologie.

Dans le détail, les sympathisants de gauche et du PS sont encore plus nombreux à approuver ces alliances avec les écologistes et l'extrême gauche. Les sympathisants socialistes sont en outre les seuls à approuver majoritairement (52%) des alliances PS-MoDem.

Samedi, aux ateliers d'été de son courant «L'espoir à gauche», l'eurodéputé socialiste Vincent Peillon avait réuni autour de lui des personnalités du MoDem, du PCF, des Verts et du PRG, et appelé à un grand «rassemblement socialiste, écologiste et démocratique». Une façon de presser Martine Aubry à opérer un tel rassemblement pour les prochaines échéances électorales. «Ce qui nous rassemble est plus fort que ce nous divise», avait lancé la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez. Une union de la gauche élargie vivement critiquée dimanche par le leader du NPA, Olivier Besancenot. «Les grandes manoeuvres commencent», a-t-il fustigé lors de l'ouverture de la première université d'été du NPA, à Port-Leucate.

Par ailleurs, près des trois quarts des Français (73% contre 22%) jugent que le PS ne doit pas changer de nom, comme le propose notamment Manuel Valls. Pour plus d'un Français sur deux (53%), la priorité du parti de Martine Aubry est de «travailler sur son projet» plutôt que de «résoudre son problème de leadership» (43%).

» La cote de popularité de Sarkozy en hausse

Selon la même enquête Viavoice*, le président Nicolas Sarkozy recueille 48% d'opinions positives, en hausse de 3 points par rapport à juillet, contre 51% d'opinions négatives. Le premier ministre François Fillon recueille 50% d'opinions positives (stable par rapport à juillet) et 47% d'opinions négatives (+6).

Quant au baromètre des personnalités de gauche, c'est toujours le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, qui est en tête avec 63% d'opinions positives (+6). Dominique Strauss-Kahn arrive en deuxième position avec 57% d'opinions positives (+4). Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, se classe troisième à 49% (+5), devant Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) qui recueille 48% d'opinions positives (+4). La première secrétaire du PS Martine Aubry arrive en cinquième position à 47% d'opinions positives (+2).

*Ce sondage a été effectué par téléphone les 20 et 21 août sur un échantillon de 1.019 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

samedi, 22 août 2009

Décès d'Adrien Zeller, président UMP de la Région Alsace

Victime d'un infarctus le 14 juillet dernier et hospitalisé depuis, Adrien Zeller a succombé samedi après-midi à un nouvel accident cardiaque. Président (UMP) de la Région Alsace depuis 1996, il était âgé de 69 ans.

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Victime d'un malaise cardiaque le 14 juillet dernier, le président (UMP) de la Région Alsace, Adrien Zeller, «dont la récupération après son infarctus se déroulait dans les meilleures conditions», est décédé cet après-midi après «un nouvel accident cardiaque en dépit des traitements immédiatement mis en route», selon un bref communiqué de presse diffusé par la collectivité.

Né le 2 avril 1940 à Saverne (Bas-Rhin) dont il est de 1974 à 2001, cet économiste et ingénieur agronome exerce comme administrateur principal de la Communauté économique européenne à Bruxelles de 1967 à 1973. Conseiller général et député apparenté au groupe UDF de la 7e circonscription du Bas-Rhin (1973-1998), il entre dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac comme secrétaire d'Etat chargé de la Sécurité sociale (1986-1988). En 1985, il dépose une proposition de loi pour l'instauration d'un «revenu minimum d'existence», un RMI avant l'heure qu'il a mis en pratique à Saverne.

Il est élu député européen en 1989 sur une liste démocrate-chrétienne où il figure en 3ème position derrière Simone Veil et Jean-Louis Borloo. En 1996, il prend la présidence de la région Alsace, la seule avec la région Corse qui échappe en 2004 à la vague rose socialiste. Entre temps, l'ancien membre du Centre des démocrates sociaux et de l'UDF rejoint l'UMP en 2002.

 

Sarkozy salue «un dévouement et une passion exemplaires»

 

Dans un communqiué, le président Nicolas Sarkozy a exprimé son «émotion» et sa «tristesse» après le décès d'Adrien Zeller. «Les Alsaciens perdent un grand élu qui a consacré toute sa vie au développement d'une région qu'il servait avec un dévouement et une passion exemplaires», estime le chef de l'Etat, saluant «la mémoire d'un serviteur inlassable et rigoureux de la chose publique». L'Elysée rend encore hommage à un «homme de conviction» et «d'action résolument tourné vers l'avenir», notant qu'il «s'est engagé très tôt et sans relâche en faveur de la décentralisation régionale dont il a été l'un des principaux précurseurs et inspirateurs».

Le premier ministre François Fillon a pour sa part rendu hommage à Adrien Zeller, saluant «la mémoire de cet Alsacien passionné» et son «engagement politique, généreux et désintéressé de chaque instant». «Les Alsaciens lui doivent beaucoup», estime François Fillon.

Le ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales Brice Hortefeux a quant à lui loué «l'engagement européen exemplaire qui a été» le sien. «Depuis ses jeunes années à la Commission de Bruxelles jusqu'à son action comme parlementaire européen et, surtout, comme président du conseil régional d'Alsace, il a travaillé à renforcer l'amitié franco-allemande au sein d'une Europe unie», souligne Brice Hortefeux.

Le secrétaire d'Etat à la Justice et maire de Mulhouse Jean-Marie Bockel a rendu un hommage appuyé à Adrien Zeller, «humaniste rhénan» et «président infatigable de la Région Alsace». «Passionné par sa mission en Alsace», «très créatif», il était «toujours en avance d'une idée».

Quel avenir pour cette région de droite sans son chef de file ? qui sera tête de liste en 2010 ?

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