En parcourant le site à l’abandon du Mouvement des Jeunes Socialistes, j’ai tout de même vu qu’ils tenaient Congrès les 20, 21 et 22 novembre. Lors de ce Congrès, le Politburo du MJS se renouvelle donc et les candidats ont constitué des motions pour « révolutionner » le militantisme socialiste. Trois motions ont éclos et seront portées au vote des quelques militants jeunes socialistes encore adhérents : « Le choix du mouvement : un nouveau MJS pour de nouveaux combats » « Le temps des Conquêtes » « Ne pas attendre l’avenir, le faire ! ». Des titres accrocheurs, aux quatrièmes de couverture alléchantes … mais sans véritable fond, si ce n’est une réadaptation plus ou moins fades des grandes heures mitterrandiennes … Ce qui 30 ans après interpelle de bêtise et d’immobilisme idéologique.

Pour les aider à ne pas être ridicule en nous resservant les mêmes recettes qui ne font pas leurs preuves ; pour leur offrir une ouverture d’esprit qui ne pourrait que leur être salvatrice ; voici une petite esquisse d’une motion qui, à coup sûr, remporterait la majorité des suffrages.

'Fini le conservatisme ! Le changement est possible !'

Texte présenté par :

Benjamin Lancar, Président des Jeunes Populaires

Texte soutenu par :

Les Jeunes Populaires

Jeunes socialistes, la proposition que je vous fais aujourd’hui est une proposition qui changera, si vous l’acceptez, en profondeur la relation que vous avez avec la politique d’une manière générale.

Je vous propose un tournant radical, un changement profond dans votre culture militante ; je vous propose un pas – enfin – vers l’avenir, un pas résolument ancré dans la modernité, la réalité, le pragmatisme qui a souvent manqué à chacune de vos propositions et actions …

Je vous propose une rupture, de fonder le MJS d’après, ensemble, pour que tout devienne possible.

Je vous propose que soit finie l’obstruction permanente des réformes. Que contrairement à votre pratique courante d’opposition inutile vous vous opposiez de manière constructive, en proposant. Aussi que vous sachiez reconnaitre que chaque réforme du gouvernement n’est pas, par essence, mauvaise et que la majorité sortie des urnes, portée par le peuple français, n’a pas tout le temps tort.

Je vous propose de réfléchir ensemble. Cette rupture n’est pas une rupture de posture mais elle trouvera, si vous en décidez ainsi, un écho fort dans les actes. A l’instar de votre parti père vous devez vous réformer, vous n’êtes plus crédibles, les résultats des élections ne cessent de vous le prouver et vous fermez les yeux. Comment ne pas penser à cette phrase d’un illustre ancien président : « La maison brûle et nous regardons ailleurs », car oui mes amis, vous vous mettez un voile rouge sur les yeux vous empêchant de voir, d’appréhender logiquement la réalité des Français et d’apporter des solutions viables et modernes …

Je vous propose de ne plus être des jeunes conservateurs mais des jeunes détachés de leurs statuts à la recherche d'opportunité, d'autonomie et de réussite.

La force d’un mouvement jeune est d’être en avance sur son temps, sur son parti, d’être d’une modernité sans nulle autre pareille.

Cette modernité, l’incarnez vous actuellement ?

La modernité, c’est de réaffirmer les droits mais surtout les devoirs des jeunes. Vous êtes bien prompts à ne réclamer que des droits supplémentaires en oubliant que chaque citoyen a des devoirs.

La modernité c’est aussi de préférer le vote électronique dans nos universités au simulacre de démocratie à main levée.

La modernité c’est également refuser l’assistanat par une « allocation jeunesse » mais s’engager dans l’autonomie, seule source de liberté et de responsabilité pour la jeunesse.

Je tiens à réaffirmer que nous pourrions nous entendre avec sur les propositions faites par le Président de la République en faveur de la jeunesse, si vous n’adoptiez pas à chaque fois une attitude de dénigrement.

Aujourd’hui la politique en faveur de la jeunesse n'est ni de gauche, ni de droite, elle est nécessaire à notre avenir.

Alors, à l’instar de la volonté d’ouverture voulue par le Président de la République et affichée par le Gouvernement, associez vous au débat d’idées lancé par les Jeunes Populaires, sans parti pris ni obstruction, pour répondre aux enjeux cruciaux de la jeunesse.