dimanche, 15 juin 2008

Campus Grand Lille : LMCU rencontrera Valérie Pécresse

Lille Métropole Communauté urbaine a voté une motion de soutien au projet de Campus Grand Lille. L'objectif : repêcher le dossier des universités métropolitaines.

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À l'heure où l'État compte chaque sou donné aux collectivités locales, l'occasion est immanquable. L'Opération Campus, lancée par le gouvernement en février, doit permettre de rénover et restructurer les campus universitaires. Pour ce faire, il a débloqué une enveloppe de 5 milliards d'euros, à répartir entre dix dossiers. Avec leurs 90 000 étudiants, les trois universités lilloises ont évidemment répondu présent. Sauf que lors de la première sélection, le 28 mai, Lille est restée sur le carreau, devancée par Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Toulouse. C'est pour peser de tout leur poids dans la balance que les élus communautaires ont décidé de voter une motion de soutien au projet de Campus Grand Lille.
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Marc-Philippe Daubresse, pour le groupe d'opposition Métropole Communes Unies, a regretté les lacunes du dossier lillois : « Lille a souffert de la confusion autour de son projet immobilier, de la dispersion des acteurs et de l'engagement insuffisant des collectivités territoriales. Il faut rectifier le tir. Rien n'est perdu »
, a-t-il insisté. De fait, cinq projets restent en lice pour une labellisation. Parmi eux, Lille doit déposer un nouveau dossier, avant le 27 juin. PecresseITV.jpg Michel-François Delannoy, premier vice-président en charge du développement économique, a dévoilé que des élus de la communauté urbaine rencontreront prochainement la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, en compagnie de représentants du monde économique. « C'est là que nous donnerons toute la dimension médiatique au projet », a expliqué le maire de Tourcoing, en réponse à une critique de l'opposition.

lundi, 21 avril 2008

L'hégémonie socialiste à son comble à Lille

1978325301.jpg Avant même que les élus ne passent dans l'isoloir, Marc-Philippe Daubresse avait reconnu sa défaite. Comme prévu, Martine Aubry a été élue, vendredi, à la tête de Lille métropole communauté urbaine (LMCU). La maire socialiste de Lille a recueilli 134 voix sur 170, contre seulement 32 pour son rival UMP. Ce n'est qu'une fois les résultats tombés que Pierre Mauroy a fait son apparition dans l'hémicycle de la rue du Ballon. Histoire de féliciter celle qu'il avait fait venir à Lille en 1994 et qui aujourd'hui lui succède à la tête de la collectivité. « Je vais peut-être sentir un vide dans les prochains jours », a-t-il sobrement commenté. « J'ai une pensée émue car je sais que lui est ému », a répondu Martine Aubry. Emue, mais pas moins déterminée : la maire de Lille s'est ainsi lancée dans un discours résolument à gauche, brossant les contours d'une « autre façon de vivre ensemble ». Pour elle, cela passe nécessairement par le logement et l'emploi, bombardés « priorités » de ce nouveau mandat. Un signal lancé aux dix vice-présidents et à ceux qui seront choisis pour les seconder. Formant l'exécutif, ils seront tous désignés vendredi prochain, lors du premier conseil communautaire, rompant avec le consensus politique avec lequel Pierre Mauroy avait dû composer lors du dernier mandat. Les mains libres pour gouverner, Martine Aubry a déjà prévenu son gouvernement : « Il y a du travail. »

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Ça ressemble fort à un lot de consolation. Martine Aubry a proposé au groupe de Marc-Philippe Daubresse d'intégrer le bureau exécutif de Lille métropole communauté urbaine (LMCU). En proportion du nombre de voix qu'il a recueillies à l'élection (18 %), neuf sièges sur une cinquantaine seront réservés aux élus de droite. Mais ni vice-présidence ni délégation. « Elle n'était déjà pas obligée de nous ouvrir le bureau », lâche Christian Decocq, conseiller d'opposition. Sorte de conseil des ministres de la métropole, le bureau de LMCU est l'endroit où sont discutées les principales délibérations, avant leur adoption définitive lors des conseils communautaires. « Martine Aubry ne pouvait pas prétendre gouverner la métropole sans prendre en compte l'avis du maire de Lambersart, celui de Marcq-en-Baroeul ou encore le mien », a poursuivi Christian Decocq. Prendre en compte, non. Mais pour ce qui est de la prise de décision... « On verra bien si notre avis n'est que consultatif. » Réponse vendredi lors de l'installation de ce bureau.

lundi, 14 avril 2008

une opposition forte aussi à LMCU

Marc-Philippe Daubresse, le maire (UMP) de Lambersart2090043771.jpg, a confirmé qu'il serait candidat, vendredi, à la présidence de Lille métropole communauté urbaine (LMCU) face à Martine Aubry. Non, l'ancien ministre du Logement n'est pas devenu masochiste. Il veut juste savoir sur qui il pourra compter les six ans à venir. Six ans dans l'opposition. Actuellement, il a la certitude de diriger un groupe de 28 élus sur 170. « Mais si je ne recueille que 28 voix, ce sera très significatif », lâche-t-il. Pourquoi ? Parce que la métropole compte plus de 28 élus estampillés à droite. Alors si son compteur reste bloqué à 28, cela voudra dire que plusieurs de ses anciens amis ont franchi le Rubicon. Et que, dans le secret de l'isoloir, ils ont glissé un bulletin en faveur de Martine Aubry. C'est à ceux-là que Marc-Philippe Daubresse réserve ses foudres. « J'irai voir leurs électeurs. J'expliquerai que leur maire, élu avec les voix de la droite, vient de rejoindre une majorité de gauche à la communauté urbaine de Lille. » Ça, c'est pour le bâton. Pour la carotte, Marc-Philippe Daubresse assure que son groupe est ouvert à toutes les tendances politiques, même s'il ne regroupe pour le moment que des élus de l'UMP et du Nouveau Centre. D'ailleurs, il propose de le rebaptiser « Métropole communes unies » (MCU). Pour le moment, ce n'est pas l'impression que sa démarche donne.

dimanche, 13 avril 2008

Marc-Philippe Daubresse (UMP) : « Un apartheid a été décidé contre nous »

841989252.jpg Alors, oui ! Pour ceux qui en doutaient, Marc-Philippe Daubresse ira jusqu'au bout de sa candidature. Et si la future présidence de LMCU semble promise à Martine Aubry, le député-maire de Lambersart est aujourd'hui toujours dans l'offensive. > Un accord sur le programme ?- Il le répète : son programme est connu depuis longtemps. « Je viens de découvrir celui de Martine Aubry. Le mien est intégrable dans le sien, même si j'ai l'avantage de l'antériorité. » D'ailleurs, rappelle-t-il, lui était d'accord pour un débat devant la presse. « Mme Aubry ne l'a pas souhaité, je le regrette. » S'il doit y avoir un accord programmatique, la droite et le Nouveau Centre ne comprennent pas pourquoi ils en sont exclus. « Il n'y a pas de raisons de décréter un apartheid contre nous », même si le désaccord est profond sur les finances ou le rythme des projets à concrétiser. « Nous, on a mis une ligne blanche : non à une fiscalité supplémentaire sur les ménages et non à un recours à l'emprunt déraisonnable », lance-t-il, avant de dénoncer la cacophonie du « camp Aubry ». Un tableau à la main reprenant les principales déclarations des grands maires de gauche de la métropole, il pointe du doigt leurs désaccords sur le Grand Stade ou sur un nouvel impôt « ménages ». « Tout est opaque, les débats ont été occultés. » > Un accord politique ?- Le ralliement autour de Mme Aubry serait donc un choix politique, « dicté par le sens du vent ». « Si cet accord est un accord politique, il s'agit d'une majorité de gauche complétée par un MoDem devenu succursale de la gauche... et par des maires souvent élus dans leur ville contre la gauche », explique l'ancien ministre. « C'est une vision qui ne correspond ni à ce qu'a fait Pierre Mauroy ni à la logique de territoires d'une communauté urbaine. » « C'est tout ce que souhaite Martine Aubry, lui répond Christian Decocq. Elle veut un accord politique avec une vraie opposition de droite. Cela lui offrira une tribune plus importante que celle de Lille, pour taper sur la politique gouvernementale. Une tribune dont elle a besoin. Et envie ! » Et là, M. Daubresse menace : « Les électeurs ont le droit de savoir les décisions que prennent leurs maires. Nous irons leur dire clairement que leur maire, élu avec des voix de droite, vient de rejoindre une majorité de gauche . » Quoi qu'il en soit, le Lambersartois sait bien qu'il risque d'obtenir vendredi uniquement les 28 voix de son groupe. 1437526585.pngIl pourra alors compter ses amis... pour les futures batailles. •

voici le programme de Marc philippe Daubresse

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1) La stratégie financière de la Communauté Urbaine, pour se donner les moyens de ses ambitions, est une stratégie de recettes basée sur un volontarisme économique et une mise sur le marché des 2100 ha de développement économique prévus au Schéma Directeur. Elle doit s’interdire de manière définitive et irrévocable tout recours à un impôt supplémentaire sur les ménages. 2) Afin de garantir une meilleure équité, des contrats territoriaux seront négociés et signés après une large concertation avec les Maires composant les 8 territoires pertinents de la Communauté Urbaine. 3) La Dotation de Solidarité Communautaire sera réformée. Les montants actuels dont bénéficie chaque commune seront garantis pendant la durée du mandat. De plus, un intéressement sera versé aux maires des communes qui contribueront au développement de la métropole en construisant des logements et des zones de développement économique. 4) Dans l’attente des recettes générées par le futur développement économique, certains tarifs pourront être augmentés en lien avec la qualité du service rendu, afin que chacun contribue solidairement aux ambitions métropolitaines. 5) L’exécutif sera piloté par un tandem Président – 1er Vice Président. Le Président sera le garant de la stratégie et de la cohérence. Le 1er Vice-Président aura en charge le foncier, les finances et la gouvernance et sera issu du Groupe MPC. Les grands pôles transversaux de la gouvernance : habitat, économie, accessibilité et transports, développement durable seront confiés à des « Présidents de Pôle » qui seront aidés dans leurs tâches par des « Vice - Présidents thématiques et géographiques ». 6) La gouvernance sera plus transversale. Cela suppose une vaste réforme structurelle des services avec la création d’un correspondant unique par commune, des chefs de projets territoriaux et thématiques afin de faire tomber les cloisons entre les différents pôles d’action de LMCU. 7) Une commission d’audit et d’évaluation sera instaurée afin d’évaluer en permanence la mise en oeuvre de l’ensemble des compétences, à partir d’un tableau de bord et d’une comptabilité analytique. L’Assemblée des Maires sera renforcée dans son rôle et associée au dispositif de contrats de territoire et d’évaluation. 8) La Délibération sur les transferts de compétences sera évaluée. Un débat sur la prise de nouvelles compétences (ex : tourisme et insertion) et sur la notion d’intérêt communautaire sera programmé en début de mandat. 9) Dès lors qu’une opération aura été rendue possible, grâce à des financements ou des politiques communautaires, le principe de 50% de rétrocession à LMCU des recettes correspondantes sera appliqué (ex : le Casino lillois ou la taxe sur les spectacles du Grand Stade). 10) Une nouvelle gouvernance sera instaurée sur la base d’une gouvernance partagée, refusant toute politisation et garantissant une représentation harmonieuse de tous les territoires et de toutes les sensibilités représentées au Conseil de Communauté. Lille...notre passion !

mercredi, 09 avril 2008

Soyons rassemblés à l'élection du président de la LMCU


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Au lendemain des élections municipales, les conseils municipaux ont désigné leurs représentants au Conseil de Communauté. Le vendredi 18 avril,à 17 heures,1 rue Ballon à Lille, les 170 conseillers éliront la personne qui succédera à Pierre Mauroy à la présidence de Lille Métropole Communauté urbaine. 447109963.jpg Tous avec Marc-Philippe Daubresse !

Passage de témoin le 18 avril

Au lendemain des élections municipales, les conseils municipaux ont désigné leurs représentants au Conseil de Communauté. Le vendredi 18 avril, les 170 conseillers éliront la personne qui succédera à Pierre Mauroy à la présidence de Lille Métropole Communauté urbaine.

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Pour cette simple raison, cette séance figurera dans les annales de l’établissement public. Depuis sa création, Lille Métropole Communauté urbaine a connu la stabilité. Après Augustin Laurent (1968-1971) qui l’a mis sur les rails, Arthur Notebart (1971-1989) et Pierre Mauroy (1989-2008) ont exercé leurs fonctions durant trois mandats. Président jusqu’à l’installation du nouveau Conseil, Pierre Mauroy enverra la convocation aux élus. Mais il reviendra au doyen d’âge de présider ce premier Conseil de Communauté du mandat. Il n’y aura qu’une seule question à l’ordre du jour : l’élection du successeur de Pierre Mauroy à bulletins secrets. Il est probable que le Conseil de Communauté se réunisse très vite pour compléter son organisation : élection des vice-présidents, désignation des secrétaires du bureau, constitution des commissions, etc. Les instances ainsi renouvelées, il se mettra au travail…
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L'émotion des nouveaux Certains des 170 conseillers communautaires ne pourront cacher une certaine émotion car ils siégeront au Conseil de Communauté pour la première fois. Entre autres tâches qui incombent aux nouveaux élus, ils devront participer aux travaux d’une ou plusieurs commissions, s’inscrire dans un groupe politique, s’organiser pour conjuguer au mieux leurs charges municipales, communautaires et autres. Le Conseil de communauté adoptera également son règlement intérieur, convenant par exemple des conditions nécessaires à la reconnaissance des groupes politiques qui disposeront ainsi de ressources humaines et de moyens pour travailler.
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Des missions essentielles Depuis l’adoption de la loi Chevènement-Voynet de 1999, les compétences des 15 Communautés urbaines, intercommunalités qui comptent plus de 500 000 habitants, ont été revues et étendues. Lille Métropole Communauté urbaine intervient dans les domaines suivants : > Transports collectifs urbains : aménagement et gestion des bus, métro et tramway par l’intermédiaire du Syndicat mixte des transports. L’exploitation du réseau a été confiée à Transpole > Voirie et signalisation : création et entretien de la voirie communautaire, aménagement des centres-villes et des zones 30 > Parcs de stationnement > Urbanisme : Schéma directeur d’aménagement du territoire, Plan local d’urbanisme, urbanisme commercial, Ville renouvelée > Eau et assainissement : traitement des eaux usées, stockage des eaux pluviales, production et distribution d’eau potable > Résidus urbains : collecte, traitement et valorisation des résidus urbains > Foncier : constitution de réserves dédiées notamment à l’habitat et au développement économique > Zones d’aménagement concerté, dont zones d’activités économiques : création et réalisation > Développement économique : soutien aux pôles de compétitivité, aux filières d’excellence, > Marché d’intérêt national de Lomme > Equipements et réseaux d’équipements sportifs et culturels d’intérêt communautaire : Stadium Lille Métropole, patinoire Serge Charles, Musée d’art moderne > Soutien et promotion de grands événements : Meeting d’athlétisme Lille Métropole, Route du Louvre > Patrimoine naturel et paysager : création et gestion par le biais de l’Espace naturel Lille Métropole > Habitat : Programme local d’habitat, Office Lille Métropole Habitat, résorption de l’habitat insalubre > Aires d’accueil des gens du voyage : aménagement et gestion > Crématoriums Election à bulletins secrets L’installation du Conseil de communauté doit se dérouler au plus tard le vendredi de la quatrième semaine après l’élection des maires. Elle ne peut en conséquence avoir lieu après le 18 avril puisque les conseils municipaux ont été installés entre le 21 et le 23 mars. Durant ce délai, chaque mairie a transmis la délibération qui nomme son ou ses représentants au Conseil de communauté. Lorsqu’elle compte plusieurs délégués, ceux-ci sont désignés à la proportionnelle. Tout membre du Conseil de communauté peut présenter sa candidature à la présidence. La loi prévoit une élection à bulletins secrets, ce qui exclut le vote informatisé. Le 18 avril, les 170 conseillers passeront dans un isoloir avant de déposer leur bulletin dans l’urne. La loi précise que l’élection se fait à la majorité absolue pour les deux premiers tours et à la majorité relative en cas de troisième tour. Les vice-présidents seront élus la semaine suivante. La loi indique simplement que leur nombre ne peut être supérieur à 30% des membres du Conseil, en l’occurrence 51. La représentation des communes Le Conseil de communauté compte 170 membres. Voté en 1989 sur proposition du maire de Roubaix, l’amendement Diligent prévoit que les 85 communes y sont représentées. Les 85 autres sièges sont répartis au prorata de la population. Voici la liste des 21 communes qui comptent plus d’un élu au Conseil de communauté : Armentières 3 Croix 2 Faches-Thumesnil 2 Halluin 2 Haubourdin 2 Hem 2 La Madeleine 3 Lambersart 3 Lille 24 Hellemmes 3 Lomme 2 Loos 2 Marcq-en-Baroeul 5 Mons-en-Baroeul 3 Ronchin 2 Roubaix 13 Tourcoing 12 Villeneuve-d’Ascq 9 Wasquehal 2 Wattignies 2 Wattrelos 6

vendredi, 28 mars 2008

Le développement durable prend du poids

555820256.jpg Eric Quiquet Chef de file des Verts à Lille Métropole communauté urbaine (LMCU) durant le mandat précédent, Eric Quiquet était vice-président en charge des Transports. Agé de 38 ans, il vient d’être réélu deuxième adjoint à Lille sur la liste de Martine Aubry. Il s’occupera notamment des espaces verts, des places publiques, de la recherche et des relations avec les universités et il y a du travail alors que martine Aubry a pleinement échoué sur ce s points essentiels pour le cadre de vie des lillois. 1233415571.jpg Christian Decocq Ancien sous-directeur de l’Agence de l’eau Artois Picardie, Christian Decocq a été leader de l’opposition (RPR puis UMP) à Lille de 2001 à 2007. Agé de 62 ans, il a été réélu dans l’opposition sur la liste de Sébastien Huyghe. Avant l'élection de la communauté urbaine de Lille, on organise des rencontres sur des sujets chauds. Rencontre entre Christian Decocq, conseiller union pour la métropole (UMP), et Eric Quiquet, chef de file des Verts. Qui de Martine Aubry (PS) ou de Marc-Philippe Daubresse (UMP) est le mieux à même d'orienter Lille Métropole communauté urbaine vers une politique de développement durable? Christian Decocq: Marc-Philippe Daubresse possède une bonne vision du développement durable. Il est ingénieur, spécialisé dans l'urbanisme. Il est bien conscient de l'incidence de la construction de logements sur le volume des émissions de gaz à effet de serre Eric Quiquet: Le développement durable coule dans les veines de Martine Aubry (rires). C'est une boutade. Mais il est évident qu'on se prépare à un grand mandat sur cette problématique. C. D.: Tous deux sont suffisamment éclairés, intelligents et responsables pour le mener. Quelle politique LMCU doit-elle mettre en oeuvre prioritairement dans le secteur des transports? E. Q.: Toutes! Je plaide pour un paquet transports incluant le doublement des rames de métro sur la ligne 1, la création de deux lignes de tramway et la poursuite de l'augmentation de la flotte de bus. Et 5 000 vélos en libre-service. Pour tout cela, il faut que LMCU emprunte un milliard d'euros. C. D.: Ça, c'est du lourd! Je partage ces objectifs. Il faudra examiner la question du milliard d'euros. La seule condition est d'installer un nouveau consensus au sein de LMCU. Comme lors du dernier mandat où Pierre Mauroy avait signé un accord avec Marc-Philippe Daubresse? C. D.: Nous étions dans un mandat d'hésitation. Il faut maintenant passer à un mandat d'action. E. Q.: Le consensus pour le consensus nuit à l'intérêt général. Pour avancer, il faut une majorité et une opposition. Christian Decocq s'est opposé pendant sept ans à la politique des couloirs de bus et je ne l'ai jamais entendu sur le sujet à LMCU. Il faut être cohérent quelle que soit l'assemblée où l'on se trouve. C. D.: Pour cela, il aurait fallu appliquer à Lille le plan de déplacements adopté en communauté urbaine... Etes-vous favorable à un contournement routier de la métropole? C. D.: On n'y échappera pas. Pour l'éviter, il faudrait développer les gares aux alentours avec des trains plus fréquents. Et ce dossier n'avance pas très vite. E. Q.: Investir dans un contournement routier serait inutile. On va assister à une baisse des déplacements en voiture à cause du prix du pétrole. Je propose une autre révolution : un pass mobilité unique qui donnera accès à tous les modes de transports en commun (train, métro, vélo...). Je m'y engage pour 2012. C. D.: Ça, c'est la politique marketing des Verts! Pourquoi 2012 et pas 2011? E. Q.:... Pourtant, Christian Decocq, ce contournement routier porterait préjudice aux champs captant l'eau potable du sud de la métropole... C. D.: C'est pour cela qu'il faut les protéger au préalable en rendant impossible l'agriculture intensive à cet endroit. C'est à LMCU d'acheter et de boiser ces terrains pour protéger les nappes phréatiques. E. Q.: Tout à fait d'accord. En 1986, LMCU déléguait la gestion de l'eau potable à la Société des eaux du Nord (SEN). Ce contrat prend fin en 2015. Etes-vous favorable à son renouvellement ou à la création d'une régie publique? C. D.: Je n'ai pas d'a priori. Il n'y a pas de mauvais système. Il n'y a que des mauvais contrats. E. Q.: Comme celui de 1986. Je ne suis pas toujours pour la régie. Mais pour l'eau, on est face à un monopole. La régie est donc la seule alternative crédible. Le changement de système pourrait-il entraîner une baisse du prix de l'eau (3,09 euros/m3)? C. D.: Pas forcément. E. Q.: Si l'on ne doit plus rémunérer les actionnaires du privé, on disposera d'une marge financière. On pourra alors poursuivre les investissements sur l'amélioration du réseau ou baisser le prix de l'eau Pour mener à bien tous ces dossiers, faut-il créer un poste de vice-président en charge de l'écologie? E. Q.: J'y suis favorable. C. D.: La tentation est grande de ne pas faire de développement durable. Moi aussi, je suis partant. Nous avons besoin d'un vice-président qui interpelle de façon permanente la métropole sur cette question.

mercredi, 19 mars 2008

LMCU, c'est pas du tout cuit pour Aubry

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« La large victoire de Martine Aubry [66,6 % à Lille] augure de sa victoire prochaine dans la métropole ». Le président sortant de la communauté urbaine (LMCU), Pierre Mauroy, a lancé en fanfare dimanche soir la campagne pour sa propre succession. Mais les subtilités de la politique communautaire rendent l'élection plus incertaine que la vague rose peut le laisser penser. 96764882.gif L'état-major socialiste a fait ses comptes : Martine Aubry peut compter sur 80 voix PS, PC et Divers gauche, plus une petite vingtaine des Verts et du MoDem. Ce qui la place théoriquement bien au-delà de la majorité de 86 voix requises pour succéder à Pierre Mauroy. Un calcul que réfute son concurrent, l'actuel premier vice-président (UMP) Marc-Philippe Daubresse : « La présidence de la métropole ne se joue pas sur de l'arithmétique politicienne, mais sur des problèmes de territoire. Certains maires l'ont déjà annoncé, d'ailleurs. » Ainsi dès dimanche soir, René Vandierendonck (PS, 11 représentants à LMCU) a prévenu sa favorite Martine Aubry : « Je voterai pour un programme, et moi, mes priorités sont le logement et l'emploi. Pas le grand stade. » Même musique pour Gérard Caudron (DVG) à Villeneuve-d'Ascq, dont les sept représentants en communauté ne sont pas acquis d'avance à Martine Aubry : lui aussi opposant au futur grand stade, il veut promouvoir « le logement et les transports collectifs avant tout le reste ». Martine Aubry a précisé qu'elle « travaille sur son programme depuis un an ». Elle est attendue.

mardi, 18 mars 2008

Pour que MP Daubresse prenne le fauteuil de président de LMCU

En tant que délégué jeune de la première circonscription du Nord qui englobe deux villes importante de la communauté urbaine de la métropole lilloise, j'apporte mon franc et sincère soutien à Monsieur Daubresse qui sera le meilleur président possible de LMCU.