vendredi, 09 octobre 2009

Face à la polémique, Mitterrand se défend et exclut de démissionner

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Face à la polémique provoquée par d'anciens écrits, Frédéric Mitterrand s'est vivement défendu jeudi soir et a exclu de démissionner, affirmant n'avoir pas fait "l'apologie du tourisme sexuel" et n'avoir "jamais participé" à la pédophilie.
Capture d'image de TF1 de Frédéric Mitterrand au JT avec Laurence Ferrari, le 8 octobre 2009
Face à la polémique provoquée par d'anciens écrits, Frédéric Mitterrand s'est vivement défendu jeudi soir et a exclu de démissionner, affirmant n'avoir pas fait "l'apologie du tourisme sexuel" et n'avoir "jamais participé" à la pédophilie.
"Je condamne absolument le tourisme sexuel qui est une honte, je condamne la pédophilie à laquelle je n'ai jamais participé d'aucune manière", a lancé sur TF1 le ministre de la Culture, mis en cause pour son livre "La mauvaise vie", publié en 2005.
Cet ouvrage où il relatait des amours tarifées avec des "garçons" en Thaïlande, est à l'origine d'une virulente campagne lancée par l'extrême droite, mobilisée depuis son soutien au cinéaste Roman Polanski.
Emu, M. Mitterrand a assuré que ce récit n'était pas "totalement autobiographique" et a martelé qu'il n'avait "jamais" songé à démissionner, soulignant que Nicolas Sarkozy et François Fillon lui avaient témoigné leur "confiance".
La polémique avait été jugée suffisamment importante pour que soit organisée dans la matinée à l'Elysée une réunion où il a été décidé que le ministre, jusque-là peu disert, se livre à cet exercice inédit, celui d'un membre du gouvernement dévoilant son intimité à la télévision.
Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas encore exprimé publiquement, avait jugé "courageux et talentueux" le livre incriminé, dans un entretien, cet été, au Nouvel Observateur.
Conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino avait donné le ton, en qualifiant d'"indigne" la polémique, soulignant qu'"il n'y avait pas de faits" contre lui.
"Le Premier ministre lui a fait part de son soutien personnel mercredi en marge du conseil des ministres", avait précisé l'entourage de François Fillon.
Tout au long de la journée, plusieurs ministres avaient témoigné leur solidarité à leur collègue, tout en l'invitant à réagir.
Récemment tancé pour ses propos équivoques devant un militant UMP d'origine arabe, Brice Hortefeux (Intérieur) a récusé "les jugements à l'emporte-pièce". "On lui fait payer tout simplement son entrée au gouvernement", a réagi Fadela Amara (Ville), autre ministre d'ouverture.
Dénonçant une "politique de fond de cuve", Laurent Wauquiez (Emploi), avait appelé M. Mitterrand à clarifier sa "sphère privée".
L'ouvrage a également agité les rangs du Parti socialiste, dont le porte-parole, Benoît Hamon, avait dénoncé un "ministre consommateur" de tourisme sexuel.
Avant même la mise au point de M. Mitterrand à la télévision, Arnaud Montebourg a exigé sa "révocation", tout comme Jean-Paul Huchon, président de l'Ile-de-France, tandis que Manuel Valls demandait au chef de l'Etat de statuer sur "son sort".
Choqué par cette "offensive populiste" de l'extrême-droite, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a en revanche défendu le ministre, dont le livre décrit, selon lui, "l'impasse de toute relation tarifée".
Du côté des écologistes, Daniel Cohn-Bendit, qui avait condamné le soutien à Roman Polanski, a jugé "minable" l'attaque de M. Hamon. Plus nuancée, Cécile Duflot (Verts) a appelé ne pas "pas faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité".
L'intervention de M. Mitterrand n'a en revanche pas convaincu la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, qui avait lancé la polémique, en lisant lundi des extraits du livre à la télévision.
"Ce soir, plus qu'hier encore, il doit démissionner", a déclaré Mme Le Pen à l'AFP, accusant le ministre d'avoir "menti avec beaucoup d'impunité".
© 2009 AFP

Commentaires

J'ai lu il y a quelques semaines dans Le Monde, qu'il devait avoir prochainement une campagne d'information contre le tourisme sexuel. C'est pour quand !?

Ecrit par : citoyen | mardi, 13 octobre 2009

je ne suis pas au courant d'une telle campagne de communication.
celà étant dit si vous souhaitez découvrir ma position sur cette affaire vous retrouverez celle dans l'édition de libération de lundi pages 10 et 11 dans l'article : la droite plutôt ouverte sur le cas Mitterrand

Ecrit par : hmmorelle | mardi, 13 octobre 2009

Ouverte c'est bien le cas de le dire... Mais enfin quand on fait une campagne contre le tourisme sexuel, puisque je ne parle pas de pédophilie, ce que nie Mitterrand, il serait quand même bien de montrer un certain accord avec ses idées. Je ne juge pas que ce soit le gouvernement ou bien Mitterrand sur ce qui se passe. Tout ceci n'est qu'une campagne du FN relayé par quelques personnes. Par contre le soutien à Polanski est peut être un peu exagéré, ce n'est pas l'homme pour le génie qu'il faut soutenir sinon nous allons aussi nous remettre à Céline auteur génial mais antisémite convaincu.

Ecrit par : Calaisien | mardi, 13 octobre 2009

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