« Galères au programme du Kino Ciné de Lille-III | Page d'accueil | Discours de nicolas sarkozy à londres »
vendredi, 28 mars 2008
Le développement durable prend du poids

Eric Quiquet
Chef de file des Verts à Lille Métropole communauté urbaine (LMCU) durant le mandat précédent, Eric Quiquet était vice-président en charge des Transports. Agé de 38 ans, il vient d’être réélu deuxième adjoint à Lille sur la liste de Martine Aubry. Il s’occupera notamment des espaces verts, des places publiques, de la recherche et des relations avec les universités et il y a du travail alors que martine Aubry a pleinement échoué sur ce s points essentiels pour le cadre de vie des lillois.

Christian Decocq
Ancien sous-directeur de l’Agence de l’eau Artois Picardie, Christian Decocq a été leader de l’opposition (RPR puis UMP) à Lille de 2001 à 2007. Agé de 62 ans, il a été réélu dans l’opposition sur la liste de Sébastien Huyghe.
Avant l'élection de la communauté urbaine de Lille, on organise des rencontres sur des sujets chauds. Rencontre entre Christian Decocq, conseiller union pour la métropole (UMP), et Eric Quiquet, chef de file des Verts.
Qui de Martine Aubry (PS) ou de Marc-Philippe Daubresse (UMP) est le mieux à même d'orienter Lille Métropole communauté urbaine vers une politique de développement durable?
Christian Decocq: Marc-Philippe Daubresse possède une bonne vision du développement durable. Il est ingénieur, spécialisé dans l'urbanisme. Il est bien conscient de l'incidence de la construction de logements sur le volume des émissions de gaz à effet de serre
Eric Quiquet: Le développement durable coule dans les veines de Martine Aubry (rires). C'est une boutade. Mais il est évident qu'on se prépare à un grand mandat sur cette problématique.
C. D.: Tous deux sont suffisamment éclairés, intelligents et responsables pour le mener.
Quelle politique LMCU doit-elle mettre en oeuvre prioritairement dans le secteur des transports?
E. Q.: Toutes! Je plaide pour un paquet transports incluant le doublement des rames de métro sur la ligne 1, la création de deux lignes de tramway et la poursuite de l'augmentation de la flotte de bus. Et 5 000 vélos en libre-service. Pour tout cela, il faut que LMCU emprunte un milliard d'euros.
C. D.: Ça, c'est du lourd! Je partage ces objectifs. Il faudra examiner la question du milliard d'euros. La seule condition est d'installer un nouveau consensus au sein de LMCU.
Comme lors du dernier mandat où Pierre Mauroy avait signé un accord avec Marc-Philippe Daubresse?
C. D.: Nous étions dans un mandat d'hésitation. Il faut maintenant passer à un mandat d'action.
E. Q.: Le consensus pour le consensus nuit à l'intérêt général. Pour avancer, il faut une majorité et une opposition. Christian Decocq s'est opposé pendant sept ans à la politique des couloirs de bus et je ne l'ai jamais entendu sur le sujet à LMCU. Il faut être cohérent quelle que soit l'assemblée où l'on se trouve.
C. D.: Pour cela, il aurait fallu appliquer à Lille le plan de déplacements adopté en communauté urbaine...
Etes-vous favorable à un contournement routier de la métropole?
C. D.: On n'y échappera pas. Pour l'éviter, il faudrait développer les gares aux alentours avec des trains plus fréquents. Et ce dossier n'avance pas très vite.
E. Q.: Investir dans un contournement routier serait inutile. On va assister à une baisse des déplacements en voiture à cause du prix du pétrole. Je propose une autre révolution : un pass mobilité unique qui donnera accès à tous les modes de transports en commun (train, métro, vélo...). Je m'y engage pour 2012.
C. D.: Ça, c'est la politique marketing des Verts! Pourquoi 2012 et pas 2011?
E. Q.:...
Pourtant, Christian Decocq, ce contournement routier porterait préjudice aux champs captant l'eau potable du sud de la métropole...
C. D.: C'est pour cela qu'il faut les protéger au préalable en rendant impossible l'agriculture intensive à cet endroit. C'est à LMCU d'acheter et de boiser ces terrains pour protéger les nappes phréatiques.
E. Q.: Tout à fait d'accord.
En 1986, LMCU déléguait la gestion de l'eau potable à la Société des eaux du Nord (SEN). Ce contrat prend fin en 2015. Etes-vous favorable à son renouvellement ou à la création d'une régie publique?
C. D.: Je n'ai pas d'a priori. Il n'y a pas de mauvais système. Il n'y a que des mauvais contrats.
E. Q.: Comme celui de 1986. Je ne suis pas toujours pour la régie. Mais pour l'eau, on est face à un monopole. La régie est donc la seule alternative crédible.
Le changement de système pourrait-il entraîner une baisse du prix de l'eau (3,09 euros/m3)?
C. D.: Pas forcément.
E. Q.: Si l'on ne doit plus rémunérer les actionnaires du privé, on disposera d'une marge financière. On pourra alors poursuivre les investissements sur l'amélioration du réseau ou baisser le prix de l'eau
Pour mener à bien tous ces dossiers, faut-il créer un poste de vice-président en charge de l'écologie?
E. Q.: J'y suis favorable.
C. D.: La tentation est grande de ne pas faire de développement durable. Moi aussi, je suis partant. Nous avons besoin d'un vice-président qui interpelle de façon permanente la métropole sur cette question.
11:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lmcu, aubry, daubresse, quiquet, decoq, ump, lille






Ecrire un commentaire